Carl Barât « Carl Barât » 8/10

Tout d’abord, avant d’écouter ce bijou (allons-y gaiement), comparez Carl Barât et Gad Elmaleh pour le plaisir (comme disait Herbert).  La seule différence entre les deux, ou plutôt l’une des nombreuses différences, c’est le génie. Carl Barât n’est autre que, pour les non-initiés, la moitié des Libertines, génial groupe du début des 00’s, désormais culte. Tout le monde connaît l’autre moitié, c’est entendu, talentueux certes, mais nettement moins que le beau gosse aux yeux océan auquel nous nous intéressons.
Son premier album, éponyme, n’a quasiment rien à voir avec le son, plus rock, des Libertines. Ici, on est nettement plus dans la recherche de la mélodie, de la mélancolie, et le chant. S’il y avait qu’une chanson à garder, pour ma part (et cela est très difficile), ce serait So Long My Lover, magnifique ballade sur l’amour, thème récurrent dans cet album. Ici, bien sûr, nous ne sommes pas dans un album pamphlétaire, il est clairement question d’amour, de la passion, du désenchantement amoureux. Bien sûr, il faut pouvoir y être sensible. Surtout que, musicalement, je le répète, cela n’a que très peu à voir avec les Libertines, ou encore les Dirty Pretty Things (l’autre groupe de Carl Barât). Par exemple, l’hymne She’s something lorgne plus du côté du folk, que du rock. Mais il faut savoir explorer d’autres terres musicales, ce que Barât a su faire magnifiquement.
Il n’en oublie pas pour autant son passé, surtout en concert (au festival des Inrocks le 6 novembre dernier, notamment, où il était magique, et où de nombreuses fans se jetaient sur lui, normal quoi) où il a chanté un peu de Libertines, et du Dirty Pretty Things. Mais il faut avouer que cet album a de quoi surpasser bon nombre d’autres albums fadasses de chanteurs. Cet opus rappelle un peu celui de Doherty,  peut-être parce qu’ils doivent avoir les mêmes influences, surtout le rock anglais, si particulier et si bon. De plus, l’album de Carl Barât peut aussi rappeler les Libertines, mais Roxy Music, pour la classe de Brian Ferry, surtout. Et il peut aussi rappeler Joe Strummer, dans le grain de voix, même si là je provoque un peu, car Strummer reste au top of the pops (avec Lennon, et Demis Roussos, bien sûr). C’est quand même un album de ballades principalement avec, cité plus haut, So long my lover, mais aussi très bien parler de Shadows Fall ou encore Ode to a girl. Bref Carl Barât a réussi son coup, il ne fait pas comme son a(l)colyte de Doherty, c’est-à-dire la une des magazines people, mais plutôt de grandes chansons. La reformation des Libertines quant à elle, s’est avérée financièrement efficace (au moins pour payer les dettes de Peter Doherty), mais durera-t-elle ?
On peut dire que Carl Barât, moins exposé médiatiquement, vient de confirmer son talent de songwriter grâce à cet opus, qu’il vous faut dans votre discothèque (ou bibliothèque multimédia, ça marche aussi), mais s’assure aussi un avenir, car ce type, je le répète, vient de pondre que de pures merveilles.
Sur ce, je confluerais faiblement en disant que moi, eh bien, j’aime bien le beurre de baratte (désolé).

Playlist :

– So Long My Lover
– She’s Something
– Shadows Fall
– Je Regrette, Je Regrette (pour le français du titre au moins)

Album sorti en octobre 2010


Sylvain

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5 réponses à “Carl Barât « Carl Barât » 8/10

  1. Le petit nicolas

    Je ne connaissais pas, et pourtant je suis plutôt du genre à écouter ce genre de son (pop, rock …). J’aime beaucoup, ça fait plaisir de découvrir ce genre de « chose » grâce à vous.
    Merci, j’espère en découvrir encore beaucoup au fil des publications 😉

    A une prochaine !

  2. escobar56

    On est limite à un niveau Antoine Lanoé sur la fin…

  3. sylvain

    ecoute moi bien morgan tu baise les ménagères, c’est bien tu dois avoir le cul qui brille mais c’est pas ça qu’on appelle la classe. La classe c’est de dire que je fais juste de putains de chutes. Votre dévoue burt « josé » lancaster

  4. escobar56

    Ca vexe tant que ça de se faire comparer à Antonio M. ?
    Bon sinon j’ai un problème avec les photos, je ne peux pas envoyer tout le dossier d’un coup, je suis obligé de faire une par une. Donc vu qu’il y en a 200 c’est tendu…

  5. Fossé

    alé voir l’homme qui voulait vivre sa vie.

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