Les Chemins de la Liberté – 6,5/10

Peter Weir, 2010, avec Ed Harris, Colin Farrell, Jim Sturgess, Saoirse Ronan, Mark Strong. 2h14min.

Résumé :
En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien.
Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure…
Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde – alors sous contrôle anglais – est le but ultime.
Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…

Premier film que je chronique et je n’ai pas choisi le pire. En lisant le synopsis, plus qu’un pitch (malgré que j’aime bien ça, surtout à la framboise), on se dit que le film ne peut qu’être bon. En voyant le casting, et le réalisateur, on se dit encore plus que l’on va passer un grand moment.
Et bien non, le grand moment n’interviendra jamais, malgré le fait que derrière la caméra, c’est le grand monsieur Peter Weir, l’auteur du Cercle des Poètes Disparus, du Truman Show. On ne décollera pas, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi (j’ai dit « tenter »).
Tout d’abord, on peut souligner la beauté des plans, de la Sibérie, d’une froideur extrême, à l’aridité de Gobi. De ce point de vue, Peter Weir maîtrise incontestablement le sujet. Mais ça s’arrêtera là, malheureusement.
Le film rappelle un peu d’ailleurs la trilogie du Seigneur des Anneaux de Maître Peter Jackson, pour l’idée du voyage et de la quête (ici la liberté). Ça n’est pas le seul point commun, Saoirse Ronan étant l’héroïne de Lovely Bones, avec son visage d’ange. Mais le problème est que l’on a beaucoup de mal à s’attacher au film et à ses personnages. Le scénario aurait peut-être pu être développé mais il aurait fallu aussi raconter les personnages, leur histoire. Malgré le charisme d’un Ed Harris au top de sa forme et d’un Colin Farrell étonnant, on ne peut pas y croire. Alors le 6,5, pourquoi me direz-vous ?
Tout simplement pour la beauté des paysages, mais aussi l’idée du voyage de la quête, le scénario apparaît plutôt comme excitant. Fuir le goulag pour aller vers la liberté. Difficile de faire mieux. Mais émotionnellement, Peter Weir aurait dû creuser plus. Dans The Truman Show, on a tous chialé comme des madeleines, devant un Jim Carrey surpuissant dans son jeu. Le réalisateur australien sait donc le faire, mais s’est contenté de faire un film avec une photographie magnifique. En 2 heures et quart, il aurait peut-être pu avoir le temps de creuser, même si (ça peut paraître drôle) le film passe relativement vite.
Toutefois, c’est un bon moment que vous passerez en allant le voir au cinéma et non en le téléchargeant. Vus les paysages, ce sera plus une claque au cinéma que sur un 15 pouces. Ce n’est pas le meilleur Peter Weir, mais ça peut vous faire patienter en attendant Black Swan.
pour finir, je citerais Alexandre Soljenitsyne, auteur de l’Archipel du Goulag, véritable expérience des camps sibériens : « La nature humaine, si elle évolue, ce n’est guère plus vite que le profil géologique de la terre ».

Sylvain

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Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

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Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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