127 heures (2/5)

Réalisé par Danny Boyle
Ecrit par Danny Boyle et Simon Beaufoy d’après l’autobiographie d’Aaron Ralston
Avec : James Franco, Clémence Poésy, Kate Mara, Lizzie Kaplan, Amber Tamblyn, …
1h34

Résumé : Aaron Ralston, ingénieur casse-cou et aventurier, part explorer le Blue John Canyon durant un week-end.
Après avoir parcouru plusieurs kilomètres en vélo, et fait découvrir les lieux à deux jeunes filles, il repart tout seul de son côté…et finit par se retrouver coincé, le bras bloqué par un immense rocher… (Si vous ne connaissez pas l’histoire de Ralston, arrêtez-vous là…mais bon, je pense que vous la connaissez tous !).
Il restera coincé pendant 5 jours, et finira par se couper le bras droit pour retrouver la liberté et espérer revivre…

Quand il le veut, Danny Boyle est capable de nous offrir des œuvres extraordinaires.
Il a notamment marqué toute une génération grâce à son chef d’œuvre sur l’univers d’une bande junkies, « Trainspotting ». Et son dernier film, « Slumdog Millionaire », sur la vie d’un jeune indien qui gagne à la version locale de « Qui veut gagner des millions ? », nous avait régalé les mirettes il y a un peu plus de deux ans.
Le retour de Boyle derrière la caméra, auréolé de l’Oscar du Meilleur Réalisateur (8 Oscars pour le film au total !), était donc des plus attendus.
Pour bien faire, il a rappelé son scénariste Simon Beaufoy (également oscarisé !), et s’est adjoint les services d’un des meilleurs acteurs de la nouvelle génération hollywoodienne : James Franco.

Un grand réalisateur, un scénariste efficace, une histoire extraordinaire et un acteur au rôle oscarisable : hhhhhmmm… Il y avait vraiment de quoi salivé !!!

… Malheureusement, une fois rendu en salle, la salive remonte vite, et notre gosier commence à tarir…
Alors qu’on pouvait s’attendre à un grand film claustrophobique, tel le merveilleux « Buried » qu’on a pu voir l’an passé sur les écrans, Danny Boyle, nous a pris totalement à contrepied en nous offrant un film sous forme de clip d’MTV long format… Le résultat est presque imbuvable !
Alors que « Slumdog Millionaire » fonctionnait grâce à un rythme époustouflant, et un montage qui nous mettait constamment sous tension, « 127 heures » se contente d’accumuler les clichés et les effets techniques (j’aimerais bien savoir quel est le con qui a eu l’idée de foutre autant de split screen !!!).

Boyle nous sert des pseudos-hallucinations à tire-larigot, accélère et ralentit sans cesse son image pour accentuer cet état de délire, mais rien ne fonctionne.
James Franco, qui, soulignons-le tout de même, réalise une excellente performance (on retrouve par moment le visage halluciné qu’il arborait dans « Délire Express » !), est seul face à ce néant.
Il fait de son mieux mais même sa performance n’est pas en mesure de relever le film.
Tout est beaucoup trop lourd et couru d’avance. Il n’y a pas de surprise, pas de trouvailles.
A peine le film est-il lancé qu’on commence déjà à s’ennuyer devant ces images pesantes et souvent inutiles…

Une étoile pour James Franco, et une étoile pour ce magnifique paysage du Blue John Canyon, c’est le maximum qu’on puisse donner à ce film. Rattrape-toi Danny, parce que si tu continues dans cette direction, pour les Jeux Olympiques de l’an prochain, il ne voudrons plus de toi… 

Tony

 

Publicités

À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

4 réponses à “127 heures (2/5)

  1. escobar56

    En accord total avec la chronique. Je me fais rarement chier au cinéma mais là quel ennui ! J’espérais beaucoup de ce film et notamment des paysages montagneux alors qu’on ne les voit que pendant 4 minutes dans l’intro du film. Que dire des flash-back qui sont d’un cliché monumental, de la musique de départ qui est dégueu au possible et, comme tu l’as souligné, de ces spit screen à répétition qui n’apportent rien au film. Bref, c’est ennuyeux, long (malgré les 1h34, faut le faire), et relativement sans intérêt. Qui plus est en VF. Un tout petit 2/5 également.

  2. la crevette

    Franchement je m’attendais à pire.
    Le film dure quand même 1h30, et il est bloqué environ au bout d’une demi heure, donc une heure avec le bras écrasé par un gravillon.
    Mais le problème c’est que tout le monde connais la fin de l’histoire avant d’avoir vu le film. Donc forcement ça perd en intensité. ça me fais penser à « L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » où il fallait attendre 2h30 avant de voir le comment, se qui ne l’empêche pas d’être un très bon film.

    Au final, je trouve qu’il s’en tire pas trop mal.
    Mais c’est le genre de film qu’on ne regarde qu’une fois, qu’on efface du disque dur après visionnage, qu’on oublie…

  3. Pingback: Les Tops de Tony « Bath-Art

  4. Pingback: Springbreakers | Bath-Art

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 280 autres abonnés

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :