We want sex equality (3/5)

Réalisé par Nigel Cole
Ecrit par William Ivory
Avec Sally Hawkins, Miranda Richardson, Bob Hoskins, Daniel Mays,…
1h53

Résumé : A la fin des 60’s, une petite centaine d’employées d’une usine Ford en Angleterre décide d’entamer une grève pour revendiquer leurs droits : un statut « d’ouvrière spécialisée » ainsi qu’une rémunération égale à celle des hommes.
D’abord raillée, cette grève va cependant finir par bloquer toute la chaîne de fabrication, ce qui leur permet de faire entendre un peu leur voix !

Il y a des films comme ça qui, bien avant leur sortie en salles, bénéficie d’une aura toute particulière.
Outre les 3 prix récoltés au Festival du film anglais de Dinard il y a quelques mois (Meilleur Film, Meilleur Scénario et Prix du public) et les bonnes critiques qui ont suivi, le film a également eu la chance d’arriver dans une période où la notion d’égalité homme/femme est revenue au cœur du débat.

Le film prône l’égalité des sexes, montre que les femmes, aussi bien que les hommes, peuvent se rebeller et se faire entendre, et ce malgré tous les clichés et les stéréotypes qui régissent notre société.
Certes, le film est un peu convenu, un peu facile, mais il a le mérite de pointer un problème important grâce à un sujet en or, poignant mais traité de façon légère.
C’est d’ailleurs là une des forces du film. Le sujet n’a pas été traité d’un point de vue totalement féministe et engagé (qui aurait sûrement été imbuvable), mais, au contraire, avec un regard un peu détaché et non dénué d’un humour, so british, of course !

Mais si le film est aussi réussi, c’est essentiellement grâce à la merveilleuse brochette de comédiens, et surtout de comédiennes (!), qui illuminent l’écran.
En tête de cortège, on trouve bien évidemment Sally Hawkins, la délicieusement horripilante Poppy du « Be happy » de Mike Leigh, dans le rôle de la meneuse, Rita.
Son charme, sa naïveté et son franc-parler font une nouvelle fois des merveilles, ce qui lui permet de pousser le film vers le haut.
Autour d’elle on trouve de nombreuses actrices très talentueuses telles Miranda Richardson, Jaime Winston ou bien encore Rosamund Pike. Mais, étrangement pour un film centré sur les femmes, ce sont les hommes qui sont les plus marquants. Deux d’entre eux en particulier.

D’abord Bob Hoskins qui semble jouer et s’amuser comme jamais ! Chacune de ses apparitions est un véritable délice : a-t-on déjà vu autant de malice de son regard par le passé ?
Et ensuite Daniel Mays, dans le rôle d’Eddie, le mari de Rita. Comédien méconnu, surtout chez nous, il est selon moi LA révélation du film, à la fois drôle, tragique, pathétique et puissant.
Le couple qu’il forme avec Sally Hawkins est absolument parfait, et il ne fait aucun doute que son talent devrait bientôt exploser au grand jour s’il continue ainsi.

« We want sex equality » est donc avant tout un film à sujet fort, et un film de comédien(ne)s.
Il a également eu la chance de sortir dans une semaine qui lui est totalement propice (j’ai pour ma part été le voir le 8 mars, date de la Journée de la Femme) : peut-être donnera-t-il des idées à certaines…

Tony

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5 réponses à “We want sex equality (3/5)

  1. joris

    Pourquoi seulement 3 sur 5 après une critique si positive?

    • Mon cher Joris,
      Ma critique est certes positive, mais c’est uniquement car je ne me suis pas attardé sur la relative banalité de la mise en scène, et sur l’évidence de nombreuses situations.
      Si je donne un 3 à ce film, c’est essentiellement pour la bonne ambiance qui y règne, et pour les acteurs, qui sont tout simplement géniaux.
      … Je suis un critique plutôt souple et sympathique !!!

  2. Corentin Nicolas

    Comme dirait Joris « Pourquoi seulement 3 sur 5 après une critique si positive? »

  3. La crevette

    « Certes, le film est un peu convenu, un peu facile […]. » Peut-être ?

  4. maxime

    J’aime beaucoup les qualificatifs utilisés pour les hommes « drôle, tragique, pathétique et puissant. » et ceux utilisés pour les femmes « Son charme, sa naïveté » et elles « illuminent l’écran »…

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Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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