Le Grand Détournement : la Classe Américaine

Soyons modérés, Dominique Mézerette et Michel Hazanavicius sont des génies. Qui ça ?
Et bien, les deux réalisateurs de cet Objet Filmique Non Identifié (comme dirait Tranquillo Barnetta) qu’est le Grand Détournement : la Classe Américaine. Si vous connaissez les rédacteurs de Bath-Art, que sommes Tony et moi, vous avez sûrement entendu parler de Georges Abitbol, José, Dave ou encore Pétaire et Stéveune. Effectivement, le film diffuse une ambiance de détournement et de phrases cultes au sein de nos esprits tourmentés.
Entre l’Australia et la South America, dans l’Ocean South Pacific, au large de l’atoll de Pom Pom Galli, Georges Abitbol (John Wayne), l’homme le plus classe du monde, meurt. Ses dernières paroles sont « Monde de merde ». Les journalistes Peter (Dustin Hoffman), Steven (Robert Redford) et Dave (Paul Newman) vont enquêter sur cette dernière phrase. Ainsi, ils vont retracer tout l’histoire de l’homme le plus classe du monde, qui ne l’était peut-être pas tant que ça…
Ce film, c’est 72 minutes de bonheur (et non 120 minutes, pour les fans d’Arthur qui nous liraient ; si, si, apparemment il y en aurait…). Et c’est aussi le résultat d’un travail de dingues, de ouf’ malade.

En effet, Mézerette et Hazanavicius ont « fabriqué ce film ». A la base, c’est une commande de la Warner pour Canal +, à l’occasion du centenaire de la fameuse société de production et de distribution américaine. Il s’agissait de faire un petit film promotionnel à l’aide des 3 000 films du catalogue, avec l’interdiction de toucher à Kubrick et Eastwood. Et plus on a d’interdit, mieux c’est. S’ils n’ont pas du tout touché aux deux ténors de la Warner, ils ont justement su créer une véritable et culte histoire. Le fameux « esprit Canal » se trouverait dans ce film, qui a été diffusé deux fois à la télévision. La première, le 31 décembre 1993 sur Canal +, puis en 2004, sur la chaîne Festival, actuelle France 4. Autant vous dire, que ce n’est pas grâce à la télévision que ce bijou a pu renaître de ses cendres. C’est bien grâce à Internet que le Grand détournement a connu une seconde vie, alors qu’avant on se contentait de trouver des copies pirates en VHS ou Divx (tout le monde a connu cette magnifique période, j’espère ?).

Le nombre de films qui apparaissent dans  ce « bootleg » est de 49. Imaginez donc le travail des deux auteurs pour construire une histoire aussi hilarante et originale que la vie de Georges Abitbol. Ce film est devenu culte grâce à son aspect authentique et rare. Avant Internet, il était difficile de se procurer la version, sinon en copie piratée. Alors qu’aujourd’hui, nous pouvons la trouver en deux clics. C’est aussi le fait de nombreux fans, qui ont fait d’énormes recherches sur les sources du film. Qui vient d’ailleurs d’être restauré en qualité supérieure à la VHS (en même temps peut-on faire pire aujourd’hui ?).

Si l’on s’intéresse aux personnages, on voit directement que les rôles ont été soigneusement donnés. Voir l’étrange type qui rentre dans la chambre de Georges, chanter dans une version traduite ses hits, est absolument hilarant. On parle bien d’Elvis Presley (« Aime-moi tendre, aime-moi vrai », « Un pour l’argent, deux pour le spectacle, et trois pour le caillou ! »), qui avait tourné dans un western de l’époque. Hazana et Mézerette ont vraiment créé un mythe avec Georges Abitbol, et ça, ça fait toujours plaisir à entendre.
Bien entendu, il y a aussi les deux ténors of journalism que sont Pétaire et Stéveune, directement issus des Hommes du Président.

Bref, ce film est à voir absolument, car il vous permettra de placer des répliques cultes dans n’importe quelle situation. Et vous rigolerez à gorge déployée devant un Julien Lepers noir, Clark Gable qui mime un film, Charles Bronson et ses chips. Enfin, si vous êtes rebutés par ce film à cause de la qualité vidéo, dépassez cela. Ce serait vraiment bête de passer à côté d’un objet culte, qui a influencé tout un tas de comiques, comme Nicolas et Bruno (Amour, gloire et débats d’idées, Messages à caractère informatif) par exemple.

Et renseignez-vous aussi sur Shéraff. C’était un groupe, ils étaient number one.

Sylvain

A voir également :

– Derrick contre Superman (prout, côte ouest, M6, acides, directeur des programmes)

– Le triomphe de Bali-balo (fermes ta gueule, t’auras chaud aux dents !).

Publicités

À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

11 réponses à “Le Grand Détournement : la Classe Américaine

  1. escobar56

    Arthur, con, juif.

    P.S. : Espèce de salaud t’as gagné, je vais le mater.

  2. on dit une wiche lorraine ou une quiche lorraine ?

  3. Vince

    Flim culte, tout simplement.
    enfin bon, je préfère partir plutôt que de lire ça plutôt que d’être aveugle.

  4. Corentin Nicolas

    Dans « La vérité si je ment » y’a un Serge Abitbol, vous pensez que c’est à cause de ce film ?

  5. On va manger des chips

  6. Johnny got his warm gum

    Abitbollllllllll

  7. Excusez moi messieurs, mais ya Peter qui fait du boucan dans les vwater…

  8. Pingback: Live Report Festival du Cinéma Américain de Deauville « Bath-Art

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 280 autres abonnés

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :