Live Report Panoramas Festival – Thibaut

Pour ce troisième guest-writer, nous accueillons Thibaut, un habitué des festivals. Vous le reverrez souvent tout au long des festivals qui vont arriver cet été. Pour le moment, il nous raconte le festival Panoramas à Morlaix, et c’est du propre.

Festival Panoramas 2011, 8 et 9 avril 2011, Parc expo de Langolvas, Morlaix

Le festival Panoramas de Morlaix est un événement incontournable pour tous les mordus de musique, principalement électronique.
Mon addiction aux festivals et autres soirées du genre m’a tout naturellement conduit dans le Finistère Nord.
A l’affiche de cru 2011, quelques beaux noms. On pense à Vitalic, Jeff Mills, Raekwon (une de ses rares dates en France), Philippe Katerine, Sexy Sushi, The Subs ou encore Stromae (bah ouais…). 3 scènes sont mises en place cette année.

Cette année, mettez vous dans la peau du festivalier que je suis, téméraire et infatigable. J’arrête là sur les superlatifs promis)

Vendredi 8 avril

Opération TER à 10 € l’aller-retour pour Morlaix pour tous les festivaliers, autant en profiter !
Je dois normalement prendre mon train à Redon, mais comme un con je le vois filer devant mon nez… je saute dans la voiture direction Rennes pour récupérer un train !!

On arrive à Morlaix, ou Montroulez en breton, quelque peu éméché. Les navettes partent du centre-ville, il faut donc descendre sous le fameux viaduc de Morlaix, qui ne fait pas que penser aux suicides je vous rassure. Malheureusement pour certains, heureusement pour moi, notre petit groupe (j’étais avec les fans officiels du crew Ed Banger, casquette a l’appui) tombe sur un barrage de jeunes gens, une embuscade en gros. Les navettes arrivant plus tard, les jeunes délinquants ont décidé de bloquer la route pour s’hydrater.

Une heure plus tard, nous arrivons au rendez-vous pour prendre la première navette. On met le bordel dedans, je souffle dans ma trompette, ça chante, on mange des bananes.

18h arrivée au camping. Non en fait je ne me souviens plus à quelle heure on est arrivé. Installation des tentes, on reprend quelques forces et c’est parti pour la bataille du vendredi à Langolvas. Panos (pour les intimes), here we go !!!!!

Le premier rendez-vous de cette longue soirée est bien sur le vendéen déjanté Philippe Katerine. Lui seul a le secret pour mettre l’ambiance, c’est assez incroyable. Il nous a chanté sa fameuse banane, et en fin de prestation il s’est mis en caleçon, a coupé et remis le son plusieurs fois mais je ne sais pas pourquoi !

Ensuite je reste au pied de la Grande scène pour voir le set de Monsieur Monsieur, 2 DJs rémois (de Reims !) qui mixent entre les passages de chaque groupe. Set tech house efficace en attendant la venue de Raggasonic. Ces derniers arrivent devant une marée de fans ! Ça ne m’intéresse pas je décide donc d’aller faire un tour ailleurs. Sous le chapiteau, un jeune DJ de Caen mixe. C’est Baadman, 16 ans. Le son est bon mais le jeune gaillard à l’air de s’y croire un peu trop. Du coup, pause galette saucisse et bar qui fait du bien.

Je retourne au combat dans la Grande scène pour voir Raekwon. Bien que ce ne soit pas mon style de musique, je suis curieux, je veux voir ce que ça donne. Je reste peu de temps devant le show du rappeur américain, mais c’est suffisant pour m’envoyer une bonne claque.

Je retourne forcément au bar car je ne veux pas voir Stromae…

23h30, c’est l’heure de The Supertrashers sous le chapiteau. Le duo de DJs envoie du lourd comme prévu. La jeune foule présente se trémousse au son des beats endiablés des deux caennais (enfin je crois).

Le temps passe, je fais un tour à Raggasonic, je retourne au bar, rencontre des gens…

Et puis à 1h30, je reste devant Monsieur Monsieur pour leur dernier set. Et la débarque l’ami Pedro Winter alias Busy P et son meilleur pote Mehdi. Ils commencent leur set et là bam ! Coupure d’électricité au niveau du son !! Pedro en profite pour nous ravitailler en bière, il a même droit à « Allez Pedro, montre nous tes fesses, allez Pedro montre nous ton c*l » Le son revient, Et c’est Mehdi qui est au platine. Les enchaînements sont parfaits ! Quand Busy P vient à son tour aux commandes, ce n’est plus trop la même chose. C’est juste efficace quand il balance « Vous êtes des animaux » de Mr Oizo, devant un parterre de gros « kikoulol » en délire. J’étais de la partie bien sur, mais j’avais deux grammes aussi !

3h15, je file devant la moyenne scène pour voir mes favoris de ce soir, The Japanese Popstars ! J’étais tellement resté scotché devant leur performance lors de Scopitone 2010 que je n’ai pas voulu rater ça. A ma grande surprise, la salle est quasiment déserte. Seule une trentaine de personnes sont présentent devant la scène. Le trio irlandais débarque sous mes habituels « come on popstars » quand je suis bourré. Le live commence doucement pendant 5 minutes, et là les turbines se mettent en route ! On se déchaîne comme des fous pendant plus d’une heure. Les barrières en ont pris un coup a force de taper dessus au rythme des basses, nos mains aussi. Perso, j’ai plus de mains ! Fin du live et les Popstars japonaises, non irlandaises pardon, viennent nous saluer aux barrières. Super sympa de leur part.

Ensuite je vais voir la fin de SebastiAn qui remet « vous êtes des animaux ». Classique ! Il fini la dessus, se casse, seul Pedro reste pour nous distribuer des autocollants « Ed Banger Records ».

Voilà, c’est fini pour vendredi. On rendre au camping, et crevés on va dormir, pour bien attaquer le samedi… en fait tout le monde était couché et la sécurité omniprésente dans l’enceinte du camping, on a été obligé de faire comme tout le monde, dormir.

Samedi 9 avril

10h, c’est le réveil, j’ai plus mal aux bras et aux jambes qu’à la tête. On s’habille, et on va prendre un bon petit dej croissant bière. Un délice !

11h30, on attaque le rouge avec les anciens présents comme bénévoles. Ils me disent qu’il est bon. Ensuite je vous épargne les détails de ma journée boisson, c’est trop long et saoulant.

Bref, à 22h on se décide à rentrer dans le festival. Cet horaire tardif me fait penser que je vais louper Etienne De Crécy et son cube. J’avais raison, car quand je rentre, Etienne a fini son show. Il laisse place à Sexy Sushi qui va nous en envoyer plein la vue ! Délire de potes, les deux déjantés Nantais Rebeka Warrior et Mitch Silver arrivent en scooter sur la scène. Une marée de lesbiennes et autres kikous sont là pour les accueillir. Prestation scénique incroyable, c’est certainement le meilleur groupe français à voir en live. Quand je disais qu’ils nous en mettraient plein la vue, je manque de recevoir un sapin dans la tête, lancé depuis la scène ! Et ce n’est pas fini, que dire du cochon mort ramené, censé représenter… Nolwenn Leroy.

Bon allez, je vais baiser une bolée de bière et file aux devants pour voir Vitalic et son V Mirror. Petite nouveauté ce soir, un duo avec Rebeka des Sexy Sushi pour un titre qui déchire sa race « La mort qui danse sur le dancefloor ». Je ne trouve rien d’exceptionnel à ce duo pourtant.

Enfin, le live de Vitalic commence, toujours aussi chauve le Pascal. Pour ceux qui l’ont déjà vu avant, c’est la même chose, seul l’ordre des titres change. Le plus impressionnant reste le miroir tout de même. Une heure passe, les titres No fun, My friend Dario, Second lives et autres s’enchaînent.

Il est temps de laisser place aux fous furieux The Subs, pour un live incroyablement bon. Une de mes attentes de la soirée. Je ne suis pas déçu, écrasé contre la barrière face à la scène. Le chanteur du groupe, alias Papillon vient même jusqu’à nous pour slamer dans la foule. Enfin c’est son habitude. Il n’a même pas besoin de ses mains pour tenir le micro, juste avec sa bouche. Sa mère n’a pas dû lui dire de ne pas parler la bouche pleine on dirait.

Tout le groupe est acclamé par la foule, fin du live ? Bien sur que non, ils reviennent sur scène avec leur tube « The Pope of Dope (vs Partyharders, pas là ce soir). C’est l’hystérie totale, comme la veille avec « Vous êtes des animaux ». Cette fois ci c’est bien fini.

Un petit set du collectif Dream in Bass en attendant Crookers.

Ensuite les deux italiens « Phra » et « BOT » arrivent pour nous mixer leur nouveau set. Cela reste du Crookers, rien de spécial, surtout que Jeff Mills a commencé son mix dans l’autre salle.

Mine de rien je suis resté collé aux barrières depuis le début de Vitalic a minuit, jusqu’au début de Crookers vers 3h30. Tout ça en charmante compagnie (que j’ai pas retrouvée) et en buvant uniquement de l’eau, ça tient du miracle.

Maintenant c’est parti, je vais voir Jeff Mills. Le maître de la techno a investi le club sésame de Langolvas pour nous distiller un son parfait, dont lui seul à le secret. Ça résonne dans la salle, 134 BPM (Beat per minute !) à bloc.

J’y reste environ vingt minutes, ça presse car Electric Rescue mixe sous le chapiteau. Mon passage tant attendu de la nuit. Ce mec, un français, t’en entends pas du tout parlé, mais la première fois que j’ai entendu ses prods, je suis tombé amoureux. De la techno de rave comme peu de personne en font, avec des montées dévastatrices. Je reste plus d’une heure à l’écouter, je danse, je m’endors même en dansant tellement je suis épuisé. Un coup de barre, dix minutes plus tard c’est reparti, je danse de nouveau. Là au moins, pas de bousculade, chacun danse tranquillement, ou plutôt bouge car je ne sais pas si on peut appeler ça danser. Fin de set, c’était magique. Merci Monsieur Antoine Husson !

Dernière galette saucisse moutarde de la soirée, et je vais me balader pour voir les deux derniers sets, Designer Drugs et Mustard Pimp. Les deux se ressemblent fortement, turbines a fond, kikous qui sautent dans tous les sens.

6h du matin, fin de l’aventure. Et là je me fais plaquer par terre par un ours dans le grand hall. En fait c’est juste ma voisine du camping qui est contente de me voir.

Retour a la tente, on se promène encore un peu, on n’a pas sommeil. Par la suite on ne dormira pas, juste dans le train du retour à 15h. Bye bye Morlaix, vivement l’année prochaine !!

Pour ce qui est de moi, on se retrouve au Printemps de Bourges pour la Rock’n Beat Party, si vous le voulez bien !

Thibautz

Plus de vidéos du festival par ici

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

4 réponses à “Live Report Panoramas Festival – Thibaut

  1. Thibautzzzzz

    Lol j’ai pas mis que j’ai été voir Breakbot aussi ^^

  2. Bordel de merde mais c’était notre voisin de camping !

  3. Corentin Nicolas

    Je trouve que tu as oublié de signaler le formidable travail des bénévoles (les types avec des gilets jaunes et un bracelet rose) qui aiguillaient les viandes saoules vers les navettes à la fin du vendredi.
    ps : perso j’ai juste vu Stromae, Raggasonic de derrière la scène et des ptits bouts de plein de truc…)

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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