Winter’s Bone – 7/10

De Debra Granik
Avec : Jennifer Lawrence, John Hawkes, Kevin Breznahan, Dale Dickey, Sheryl Lee…

1h40

Résumé : Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec son frère et sa soeur dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison et disparaît sans laisser de traces, elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête : sauver sa famille. A tout prix.

Le Grand prix du jury à Sundance, ça fait bien sur le CV. Sundance, festival du film indépendant est assez côté aux States, et un peu partout dans le monde (on se souvient que notre cher Louise-Michel du duo Kervern-Delépine avait remporté le prix spécial du jury en 2009 dans ce festival). Le film a remporté au moins 23 prix dans tout un tas d’autres festivals. Ce n’est pas peu de dire qu’il était attendu.

Là, Debra Granik, s’est attaqué à l’adaptation du roman éponyme de Daniel Woodrell. Est-ce que l’adaptation est bonne, je n’en sais fichtre rien, car je n’ai pas lu le roman. On s’intéressera donc au film ici. On est directement plongés dans la forêt des Ozarks, dans le Missouri, c’est-à-dire en plein Midwest, au sud de Kansas City, la capitale fédérale. Et autant dire que l’on est loin, très loin des plages de la côte Ouest, ou encore des mégalopoles de la côte Est.

L’hiver, dans cette région, se ressent largement, rien qu’aux paysages, mornes, tristes, qui expriment la froideur, rien qu’en les regardant. Ensuite, les personnages, très « rednecks », tout comme le paysages, c’est-à-dire durs, froids, sans pitié. Parmi toute cette galère, l’héroïne, Ree, va devoir se débrouiller pour vivre et élever ses frères et sœurs et sa mère, malade, alors que son père est aux abonnés absents. De ce point de vue là, le côté battant de la jeune femme est interprété magistralement, le rôle correspondait parfaitement à Jennifer Lawrence. Quand aux autres protagonistes, ils sont tout simplement dénués d’humanité, effroyables dans leur rôle.

On regrette cependant que la réalisatrice ne se soit pas assez penchée sur le problème de drogue, la méthamphétamine qui touche les personnages de film. Ils y sont accrocs et ne vivent que sur ça. Or, Ree, en voulant fuir ce cercle devient donc marginale elle-même, voulant entraîner sa famille, et encore plus son frère et sa sœur, dans le droit chemin. Cela s’avère bien difficile, et elle s’aperçoit qu’elle devra composer avec les habitants plutôt que de s’y opposer.

Le film, dans un premier temps, s’avère parfois bien difficile à suivre, à cause de longueurs. Ceci est notamment dû au fait du paysage, propice à la mélancolie, et même à la poésie. Mais rien qui ne puisse faire bouger les lignes d’un scénario pourtant bien ficelé dès le départ. On notera la performance et le charisme que dégage Jennifer Lawrence, actrice à suivre, bien entendu. En somme, c’est un film à aller voir, bien entendu, pour se donner une idée de l’importance d’un paysage dans le cinéma. Là-dessus, on pense forcément à Terrence Malick, pour lequel les paysages sont d’une importance rare dans ses films. Comme on pourra le voir prochainement pour The Tree Of Life.

Sylvain

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2 réponses à “Winter’s Bone – 7/10

  1. Corentin Nicolas

    Rien à voir avec ce film, mais ça ne vous tenterait pas d’entammer une nouvelle chronique plus ou moins régulière où vous feriez un critique des grands « classiques » du cinéma ou de la musique ?

    • par manque de temps, on ne le fait pas. mais la chronique sur les clash fait partie des classiques musique, cette rubrique existe. pas encore pour le cinéma. mais cet été on aura peut-être plus le temps.

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