Live report Peter Hook, Twin Shadow… @ Olympic Nantes

Un live ça a toujours ce petit quelque chose d’exceptionnel et d’excitant. Ce fut le cas ici. Mais, en plus de ça, il s’agissait de l’avant-dernier (le dernier pour ma part) concert de l’Olympic, mythique salle de cinéma de Nantes reconstruit en salle de concerts ensuite. 1995-2011, telle fut la durée de vie de cette salle excentrée de Nantes. Bien entendu, elle ne ferme pas pour des raisons économiques mais elle sera délocalisée sur la l’île de Nantes pour être rebaptisée La Fabrique. L’inauguration se fera en septembre prochain, et la programmation sera sûrement de taille puisque la Fabrique pourra accueillir jusqu’à 1200 personnes, ce qui ne fut pas le cas de l’Olympic, trop petit, qui ne pouvait accueillir que la moitié. Mais cette salle pouvait vraiment donner lieu à des concerts intimistes, et on se sentait très proche des artistes. D’ailleurs, pour la plupart d’entre eux, on pouvait les croiser dans le bar du sous-sol après le concert.

Bref, il s’agissait donc d’un concert relativement intéressant puisque monsieur Peter Hook était programmé, au même titre que Twin Shadow, prometteur moustachu dominicain.

Le concert commence par Barbara Panther, que j’ai loupé (et à vrai dire, ça ne m’apparaissait pas plus grave que ça). J’arrive donc pile pour Brute Chorus, dont je n’ai jamais entendu parlé. Un groupe de rock de Londres, tout ce qu’il y a de plus classique. Mais sur la scène de l’Olympic, la bande révèle toute sa saveur. Le chanteur est bien énervé, et trio guitare-basse-batterie assure derrière. Le style est vraiment rock, et les chansons sont efficaces en live. Il n’y a encore pas énormément de monde dans la fosse mais ça bouge tranquillement. Un groupe à suivre, sans aucun doute.

Après les londoniens, au tour des mancuniens. La légende Peter Hook joue avec le groupe The Light, l’intégralité de l’album Unknown Pleasures. Pour les non-initiés, Unknown Pleasures c’est un album phare du rock, et plus particulièrement de la cold-wave, du groupe Joy Division. Peter Hook en est l’ancien bassiste. Joy Division, après la mort du chanteur Ian Curtis, se transformera en New Order, explorant ainsi les pistes électroniques de la musique (un groupe très influent pour le courant new wave). New Order s’étant séparé il y a peu, Peter Hook a décidé de faire vivre l’album, 30 après sa sortie. La tournée a commencé l’année dernière, étant donné que l’album est sorti en 1980. On s’attend donc à une grosse claque en live, vu que ce groupe (Joy Division) reste culte pour les anciens, mais également pour les plus jeunes d’entre nous, malgré sa courte durée de vie.
Les musiciens rentrent donc sur scène avec Trans-Europe Express de Kraftwerk (groupe également influent pour la musique électronique), et commence à jouer l’album dans l’ordre  de lecture, c’est-à-dire avec le titre Disorder. Très tôt, on s’aperçoit que la magie de Ian Curtis ne viendra plus malgré les efforts faits. En effet, Peter Hook est au micro et fait ce qu’il peut, mais la voix, ça n’est pas son truc, lui c’est plutôt la basse. Peut-être aurait-il fallu choisir un autre chanteur, rôle difficile à endosser. C’est peut-être pourquoi, en la mémoire de Ian Curtis et pour éviter qu’une autre personne la souille, Peter Hook a décidé de chanter.
La voix glaciale et d’outre-tombe de Ian Curtis est très loin et  on est également très loin de l’ambiance post-industrielle de Manchester que l’on visualisait grâce à Unknown Pleasures. Bien entendu, tous les titres essentiels seront joués, comme Candidate, Interzone, She’s Lost Control, Shadowplay. Peter Hook & The Light finiront même par jouer Transmission, et termineront le concert sur un Love Will Tear Us Apart anthologique, car ce titre reste de la bombe quoiqu’on en dise.
C’était donc un son très rock que l’on a pu entendre durant ce concert, à l’opposé du glacial et sombre Unknown Pleasures, qui arrivait à faire revivre le spleen adolescent.


Et le plaisir inconnu nous arriva directement de République Dominicaine (enfin New York, plutôt), avec Twin Shadow, qui a pondu un album très réussi en fin d’année dernière (Forget).
Le plaisir d’entendre ce disque sur scène est grand, même si le set ne durera qu’à peine une heure.
George Lewis Jr et sa bande ont composé des chansons qui font planer, comme When We’re Dancing. Les claviers sont énormément présents et ce sont eux qui arriveront à nous transporter. Ce sont également ces claviers qui manquaient à Peter Hook pour arriver à entraîner le public dans le ciel.
Twin Shadow a donc assuré en enchaînant les titres de son album, en parfait professionnel. Il faut dire qu’avec un album à son actif, il ne pouvait guère faire plus de trois quarts d’heure. Il est parti, tout comme moi, et a laissé place à Dj Zebra. Ce dernier était accompagné de deux cuivres, pour un set qui devait s’annoncer comme explosif (à mon avis, puisque j’ai pu voir Zebra par le passé, et ce fut toujours très bon). Zebra était suivi de WhoMadeWho, trio de dance punk danois, qui aurait retourné Scopitone l’année dernière.

Sur ces belles paroles, on peut en conclure que ce que n’a pas réussi à faire Peter Hook, Twin Shadow s’en est chargé sans problème.

PS : Je n’ai pas pris de live de Brute Chorus.


Sylvain

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Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

3 réponses à “Live report Peter Hook, Twin Shadow… @ Olympic Nantes

  1. Johnny got his warm gum

    Apparemment ce sera Stereolux le nom de la nouvelle salle

  2. tibor kovacs

    je ne peux pas te raconter zebra car je dormais…mais sur ce que j’ai vu de whomadewho c’est du bien bon !!!

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Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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