Live report Dour Festival 2011

Voili voilou les amis. Pour vous, je me suis mis en quête de conquérir le Graal. Cela se passe du 14 au 17 juillet en Belgique, à Dour.

Tout d’abord, il faut savoir que ce festival à été élu « meilleur moyen festival d’Europe 2010 ». Ça laisse envisager de bonnes choses.

Pour cette édition 2011, pas moins de 200 groupes sont programmés sur 7 scènes, dont 6 immenses chapiteaux.

Mercredi 13 juillet 

La route est longue, il nous faut 8h pour rallier notre chère région à Dour. Il est environ 20h lorsque nous arrivons sur le site. Les concerts ne commencent que le jeudi, mais il y a déjà un monde impressionnant réparti a travers les différents campings du festival. Faute de place, nous sommes dirigés au camping C, à 20 minutes de l’entrée du festival, à 30 minutes du parking…

Il m’en faut plus pour me décourager A peine installé je file à la buvette. Et oui, Dour c’est un bar dans chaque camping ouvert 24/24h, avec des Djs qui mixent sur une jeep sponsorisée par une boisson énergisante, le Taureau Rouge si vous voyez.

Il est minuit, je suis facilement repérable avec mon drapeau breton. Je rencontre des Nantais, après c’est le trou noir. Ce qui est sur c’est que je me suis réveillé sans mon drapeau !

Jeudi 14 juillet

Le réveil est difficile. J’aurais pu caser ma soirée dans cette journée mais ça ne vaut pas le coup. Aujourd’hui c’est parti, des concerts à gogo, des heures de musique. Le festival commence à 13h30 mais ce qui m’intéresse vraiment est à 19h, soit Gold Panda.

J’en profite donc pour faire un tour, mais aussi faire connaissance. J’ai déjà repéré les voisines (que je vais emmerder tout au long du festival).

18h, il est temps d’y aller. En chemin, je rencontre Juliette, une Picarde. On va sur le site ensemble et je l’emmène voir Gold Panda, qui joue sur la scène « Petite maison dans la prairie ». J’ai envie de dire premier live du weekend, première claque. Une musique électro alternant montée et descente, avec de très bons visuels.

Ensuite je me balade sur le site, jette un œil au live de Martyn qui paraît bien, même chose pour Kyuss.

Maintenant, direction le « Club Circuit Marquee » pour voir jouer Foals. Je les avais déjà vus à Nantes, j’avais bien aimé. Le chapiteau commence à se remplir et à se chauffer. Une groupie pousse des cris depuis une demi-heure. Je l’aurais bien fait taire, mais j’ai peur de perdre ma place. Le groupe d’Oxford arrive sous l’ovation générale du public. Ils jouent des titres de leurs deux albums. Puis arrive celle que tout le monde attend, « Spanish Sahara », élue meilleur titre 2010 aux NME Awards.

Il faut avouer que celle là en live, c’est le pied. Final classique avec « Two steps, twice ».

De rang, je vais faire un tour, tout seul car Juliette m’a lâché. Je tâte un peu le terrain avec Strip Steve, du Boys Noize à la française !!

De retour à la Petite Maison dans la Prairie, avec non pas Charles Ingalls aux platines mais Pierre. Une bonne techno, ou plutôt un bon warm up avant celui que tout le monde attend ici, le maître Laurent Garnier, assisté de Scan X et Benjamin Rippert.

Les voilà qui débarquent ! Posté au 1er rang, je suis prêt pour un marathon de cinq heures, accompagné de mon ami Montana. Lolo rigole quand il voit ma pancarte « GOD IS LAURENT GARNIER ». On se dit qu’il va commencer doucement, ça va durer 5 minutes. Ensuite s’enchainent Flashback, Gnamankoudji et surtout ce final en apothéose avec Crispy Bacon. Ce fut mémorable et intense, ce mec est un génie. On aura tenu les 5 heures, se relayant pour aller chercher les consos, mais Dieu que c’était bon. C’est fini pour aujourd’hui, je ne me coucherais qu’à 7h30.

Vendredi 15 juillet

Réveil à 11h, moins dur ! Aujourd’hui, vu que le soleil est là, je m’habille en cycliste, ou en Borat comme certains ont dit.

Je me lance à l’aventure sur le site de bonne heure, car les Japanese Popstars jouent à 14h30. Horaire inhabituel pour eux. Dommage car leur set est moins violent qu’à Panoramas ou Scopitone. J’en profite quand même pour discuter un peu avec Decky, le claviériste du groupe. Ça lui fait plaisir que je vienne les voir. Après eux Jamaica joue, mais je reste seulement pour leur installation de matériel et sors quelques blagues avec le chanteur et le bassiste. D’ailleurs j’attends toujours ma photo avec mon panneau « crêpes ».

Il est temps de rentrer au camping pour me changer, car la combi de cycliste c’est cool mais ça rentre dans le derrière. Je fais la connaissance de Normands, Mayennais et Bretons fort sympathiques dans le camping C. Un cubi de rosé et on est ami, c’est bien connu.

C’est sous l’escorte de deux Flamandes de Gent que je retourne dans le festival. On arrive pour la fin de X Makeena dans le « Magic Soundsystem ». Dommage j’en ai entendu que du bien. En passant nous avions entendu Ice Cube sur la grande scène, ça avait l’air marrant.

Maintenant direction le « Dance Hall » pour y voir le début de Stupeflip. C’est blindé, j’ai du mal à passer. Le public est chaud, ça se sent, et ça se voit rien qu’aux mecs, plus communément appelés singes, qui escaladent les poteaux du chapiteau. J’en ai marre, je vais faire un tour. Il y a pas mal d’attractions sur le site, le stand Coca-Cola par exemple, où des hôtesses en mini short sont la pour te donner des paires de lunettes si tu danses devant une caméra. Il y a également le stand Jupiler, célèbre marque de bière belge. Ils distribuent des chapeaux si tu fais un rodéo sur leur taureau mécanisé. Perso j’ai récupéré le mien par terre, j’en suis content. La marque Jack Daniel’s possède également un stand.

Le temps est passe, je vais au « Club Circuit Marquee » voir Klaxons. Ça va être la troisième fois de l’année que je les vois, mais je suis toujours aussi enthousiaste.

Le concert commence. Avant j’avais pris soin de ranger mon appareil photo et mon portable. Pas mon portefeuille qui ne fera pas long feu dans les premiers instants du concert. Première déception personnelle. J’essaie de me reconcentrer sur le concert mais une personne de type féminin me mate depuis dix minutes. Je n’y vais pas, on me pique le coup. Deuxième déception personnelle. En somme le concert se résume à un gros live mais avec l’habitude et les circonstances de cause, je l’ai moins apprécié…

Pas le temps de réfléchir, j’oublie mes mésaventures et je fonce voir Pulp. Ce groupe est mythique, la dernière fois qu’ils sont venu a Dour c’était en 1994, comme ne le cesse de le mentionner Jarvis Cocker, leader emblématique du groupe anglais. Des écrans de Leds sont installés derrière eux, cela donne un caractère encore plus fort à leur prestation. Les titres légendaires se suivent, « Disco 2000 », « Babies », « F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E. » et le très attendu « Common People » repris par toute la foule. Autant le dire, ce live est celui qu’il ne fallait pas rater dans ce festival. Je vais quand même récupérer la setlist de leur passage à Dour, souvenir !

La chasse aux gobelets est ouverte. Pour 40 ramassés, un ticket boisson est offert. Autant en ramasser 80, ça fera une pinte !! À Dour ils ne connaissent pas les gobelets recyclables.

Dans le « Club Circuit Marquee », Les Petits Pilous sont à la moitié de leur set quand ils balancent « Wake Up », leur titre le plus connu. Set électro house, quelque peu acid, efficace en sachant que là aussi le chapiteau est plein à craquer.

Ensuite c’est au tour du duo Jack Beats de prendre le relais. Dans le même genre que Les Petits Pilous, mais avec un penchant dubstep. Je voulais les voir après les avoir loupé à I Love Techno, c’est fait. C’est là que je rencontre Charlotte (prononcez « Charleuuuuuuutte »), qui prétend être la femme de ma vie ! Fini de jouer, je veux voir Len Faki au Dance Hall.

Qui dit Berghain dit Len Faki. C’est un pionnier de la techno allemande. Je ne suis pas déçu du tout.

Darko passe après et clôt la belle soirée de belle manière, moins convaincante que Len Faki cependant.

C’est fini pour aujourd’hui, retour au camping où je me couche à 7h30, après avoir dessiné un cœur en mayonnaise sur la vitre du guichet. D’ailleurs je me suis gentiment fait engueuler…

Samedi 16 Juillet

Même chose que les précédents jours, réveil à 11h. Il ne fait pas beau. Il y a beaucoup de vent, ça ne donne pas envie de bouger. Les concerts du jour ne m’intéressent qu’à partir de 22h30. Je me décide quand même à aller sur le site en début de soirée. Il pleut depuis maintenant 1 heure, le sol commence a devenir glissant.

Arrivé dans le festival, je passe à côté du chapiteau « De Balzaal ». Ici c’est la scène drum’n bass et dubstep. En ce moment c’est Joker qui mixe, déjà vu à I Love Techno.

Ce soir, j’espère passer le début de soirée au « Magic Soundsystem ». Mais il pleut toujours, c’est donc toute la soirée que je vais passer là bas. Et je ne vais pas être déçu.

Les heures passent et 22h30 arrive. Aux avants postes depuis un moment, avec un drapeau Normand (le breton ayant été piqué le mercredi soir), j’attends de pied ferme celui qui aurait dû venir à Scopitone en octobre, Jason Chung aka Nosaj Thing. Et bien ce live, c’est un grand coup dans la tête. Des visuels impressionnants, tout en noir et blanc. Et que dire du son !! Une musique électronique expérimentale comme peu en font. Je suis tellement admiratif que je ne vois pas l’heure passer. Bravo Monsieur Chung.

Flying Lotus accompagné d’un batteur et d’un claviériste arrivent sur scène. Ce Californien a quand même vu son Essential Mix sur la BBC élu meilleur de l’année 2009. C’est dire s’il sait faire des choses. Le live commence. C’est à peu près le même genre que Nosaj Thing. Ajoutez-y du hip hop et un final merveilleux avec « Idioteque » de Radiohead et « Paint it black » des Rolling Stones. Flying Lotus le dit lui même, Dour est comme sa deuxième maison. Et il ne manque pas d’être ovationné.

C’est maintenant au tour du fou furieux Gaslamp Killer de jouer. Pourquoi le fou ? Il saute dans tous les sens, viens vers le public avec ses machines, et envoie du dubstep, glitch hop et autres bricolages de musique en tout genre. Un gros set qui envoie bien.

Dans le genre génie des platines, on retrouve ensuite Cut Chemist, qui associe visuels et musique. C’est un peu proche d’Addictive TV pour ceux qui les ont vu à Scopitone, mais en mieux. Il est plus orienté hip hop.

Pour finir la soirée, c’est LeFtO qui prend les platines. Ce Belge était en quelque sorte le maître de soirée, présentant les artistes un à un. Son set tourne beaucoup dubstep. Les belges en sont fans apparemment ! Fin de set, il dit au public qu’il a été énorme ce soir. Je pense qu’on peut dire ça dans tous les chapiteaux !! Fin de cette grosse « Dournée », il ne pleut plus. Mais pour rentrer au camping, il faut faire quelques centaines de mètre dans la boue. Arrivé à destination on boit un coup et on se couche à 7h. Bonne nuit, ou plutôt bonne matinée.

Dimanche 17 juillet

Dernière journée, ça passe trop vite. Comme la veille, il y a du vent. La boue sur le camping ne m’empêche pas de me balader une dernière fois. Je vais voir des gars de Saint Brieuc, rencontrés deux jours auparavant. On jette des yeux sur les demoiselles aux alentours. On rigolera bien pendant cet après-midi. On a aussi la bonne idée de faire un panneau « DSK PRÉSIDENT ». Succès garanti en dehors et dans le festival.

Gaetan Roussel joue sur la « Last Arena », je vais le regarder cinq minutes, voir s’il a pris une ride depuis son passage à Beauregard il y a deux semaines.

Ce soir c’est surtout Metronomy qui m’intéresse. Les ayants manqué au Printemps de Bourges pour raison physique personnelle, je suis devant la scène trente minutes avant le début. Joseph Mount et sa bande arrivent sur scène. Je suis plus attentif à la batteuse Anna Prior, allez savoir pourquoi ?! Le concert commence par « Love Underlined », et les plus attendus viennent ensuite, c’est à dire « The Look » et « The Bay ». C’est beau. « Radio Ladio » pour finir un superbe live.

Après ça c’est la sieste, au « Club Circuit Marquee », allongé sur le sol, ça fait du bien !

Je me promène sur le site, histoire de profiter une dernière fois, voir le maximum de chose et surtout éviter les averses. Groundation, CocoRosie. Entre temps je retrouve mes amis Normands avec qui je vais passer le reste de la soirée.

23H, on se dirige vers le « Dance Hall » pour ce qui est surement l’une des claques du festival, la meilleure ambiance du dimanche, Shantel et le Bucovina Club Orkestar. Des sons venus des Balkans qui font danser tout le public, c’est assez impressionant. Il y en a certains qui ont amené des arbustes dans la foule, c’est excellent.

Petit tour au « Magic Soundsystem » pour les Lyonnais de Kaly Live Dub, puis on file à la « Last Arena » pour le live drum’n bass monstrueux de Pendulum. Un écran géant est installé en fond de scène, des images de toutes les couleurs défilent. On est dans la boue, mais on s’en fout ! Du gros show à l’australienne. Je les trouve meilleurs qu’au Couvre Feu l’an dernier. Fin du live, je récupère la setlist.

Ayant perdu mes compagnons de cordée, je vais faire un tour à la « Cannibal Stage », scène punk, métal. Le Bal des Enragés est en train de jouer. Ce sont des membres de Parabellum, Tagada Jones, Black Bomb A, etc… J’arrive pour les vingt dernières minutes. Ça tombe bien, ils font une reprise d’ « Antisocial » du groupe Trust. Je suis vite repéré avec ma pancarte « DSK PRÉSIDENT ». Un des chanteurs va même la prendre sur scène à la fin ! Moment d’émotion, j’en ai la larme à l’oeil. Pour clore ce concert, on a le droit au fameux « Porcherie » des Bérus. On a bien rigolé, et en prime j’ai retrouvé mes amis. Effet DSK peut être !

Ce sont les dernières heures de Dour, on navigue de chapiteau en chapiteau. On ne verra que la fin de High Tone, un peu de Bomba Estereo, on mange une crêpe salée et on se dirige vers le « Club Circuit Marquee » pour Popof. Set tech house qui attire du monde. Il faut se rendre à l’évidence, il est 3h du matin, et en France il serait rare de voir ce genre de chose en festival, surtout avec les conditions météorologiques. Les Belges sont uniques dans ce domaine, c’est pour ça qu’on les aime. Les dernières 30 minutes du festival se feront devant Shitmat sur un son drum’n bass, voir hardcore par moment. Que du bonheur !

Maintenant il faut aller se coucher avant de reprendre la route.

Lundi 18 juillet

Tout le monde est triste, il faut replier les tentes. Le festival va se terminer sur une bonne note car je retrouve ma carte bancaire aux objets perdus. Le soulagement !!

Ce qu’on ne sait pas c’est qu’on va mettre 3h pour sortir du parking et en sortir vers 16h seulement.

Bilan du festival

Un festival dédié à tous ceux et celles qui aiment la musique, le bon son. Cette année le record d’affluence a été battu avec 160 000 entrées sur les 4 jours, dont 35 000 campeurs. Il confirme son statut de meilleur festival de Belgique. Une ambiance formidable, je n’ai pas vu de bagarre, et je n’ai eu aucune emmerde. À part la pluie qui a quelque peu gâché le weekend, c’est une expérience musicale et humaine à vivre. Plein de rencontres de nationalités différentes. L’année prochaine vous savez ce qu’il vous reste à faire, n’allez pas aux Vieilles Charrues mais venez à Dour.

Vive DOUUUUUUUURRRRRÉÉÉÉÉÉ !!!!

Thibaut

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

2 réponses à “Live report Dour Festival 2011

  1. Jo La Buche ! Toujours au top !

  2. cocoasticot

    l’année prochaine, il sera meme possible d’enchainer les charrues juste après Dour ! Pas besoin de choisir =D

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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