Omar m’a tuer (3/5)

Réalisé par Roschdy Zem
Ecrit par Roschdy Zem et Olivier Gorce
Avec : Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou, Salomé Stévenin, Nozha Khouadra, …
1h25

Résumé : En 1991, Ghislaine Marchal est assassinée dans la cave de sa villa. On découvre sur le mur l’inscription « Omar m’a tuer » écrite avec son propre sang. Une phrase lourde de sens qui accuse pleinement son jardinier Omar Raddad, un maghrébin illettré. Condamné malgré de nombreuses zones troubles dans le dossier, Omar a toujours clamé son innocence. Beaucoup pense qu’il a été enfermé du fait de ses origines. Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain, est de cet avis. En 1994, il décide d’enquêter par lui-même…

Le film de Roschdy Zem fait partie de cette catégorie des films qui sont importants, qu’il faut voir pour une sorte de devoir de mémoire ou de rappel/éclaircissement historique, mais qui, finalement, ne présentent que très peu d’intérêt cinématographiquement parlant, hormis, quelque fois, pour un des acteurs qui va pouvoir émerger grâce à un Grand rôle.
L’œuvre la plus édifiante pour représenter cette catégorie serait sûrement « La rafle », réalisé par Roselyne Bosch et sorti sur nos écrans l’an dernier.
Si l’histoire que l’on nous narre est importante voire capitale, il ne va pas de même pour son traitement, pour sa forme (cette catégorie de film a souvent tendance à tirer bien fort sur la corde sensible pour arracher une larmichette).

« Omar m’a tuer » a cet avantage, lui, de ne pas être lacrymal et de traiter avec sérieux et objectivité son sujet.
De plus, là où « La Rafle » n’offrait à personne ce fameux Grand rôle, « Omar m’a tuer », lui, fait très fort en donnant à Sami Bouajila l’un de ses meilleurs rôles, et peut-être l’interprétation masculine française la plus inspirée de cette année 2011.
D’une ressemblance frappante avec Omar Raddad, l’acteur d’origine tunisienne rend une présence très forte à son personnage et lui donne une part de naïveté, de douleur et d’humanité particulièrement éloquente.

Le problème du film vient, comme c’est généralement le cas dans ce type de film, de la mise en scène et de la narration.
Si la deuxième partie du film rehausse un peu le tout, la première partie est elle assez pesante et maladroite à cause des changements d’époque quasi systématiques opérés par le réalisateur.
On alterne entre l’année 1991 et l’année 1994 à tout bout de champ durant cette première partie et on se retrouve dès lors dans une position assez inconfortable qui gêne le bon développement du film.

Mais quand il parvient à prendre pleinement son sujet en main, Roschdy Zem parvient à faire très bonnes choses. On sent d’ailleurs un réel intérêt et une réelle envie de raconter cette histoire durant la majeure partie du film, ce qui est forcément bon et qui rattrape les petits déchets que l’on trouve dans son film.

Qu’on soit donc clair : « Omar m’a tuer » n’est pas un grand film, mais il mérite largement son coup d’œil pour que l’on puisse se rappeler d’Omar Raddad et de son histoire.

Tony

 

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Une réponse à “Omar m’a tuer (3/5)

  1. fossé

    Un film que je pourrai regarder grâce au magnifique speach de tony mordelet

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