Live Report @ Astropolis (+ itw Conne Action)

Bath-Art était plutôt bien représenté à Brest. Thibaut et moi vous livrons nos impressions sur l’un des meilleurs festivals électro existants. A lire également une interview de Conne Action Sound System tout en bas.

Jeudi 28 Juillet

Me revoilà pour vous raconter ma (longue) journée, Sylvain s’occupant de raconter le vendredi et le samedi.

Qui dit Astropolis dit opération TER à 10 € l’aller-retour. C’est à Redon que commence mon périple, accompagné du fidèle serviteur Montana.

Nous nous occupons de l’animation dans le train. On discute, on boit, on sort des blagues du style « Qu’est ce qu’ils font à Lamballe ?? Ba ils roulent des pelles ! « 

Les gens rigolent, on est content.
Arrivée à Brest, direction l’hôtel Vauban, QG du festival. Il y a une salle au sous-sol, où nous passerons la fin de soirée.

On s’informe sur les lieux du festival, puis nous descendons au Port, où se tiennent les jeudis…du Port (ça ne s’invente pas. Quoi qu’à la porcherie de Guy Marquet à Derval ils pourraient aussi en faire, les « jeudi du porc » !!

Nous loupons le 1er concert qui est Nouvelle Vague. Du coup, on va boire une bière, avec notre accent belge qu’on a gardé depuis Dour !

Le plus marrant, c’est que les gens y croient. Perso je viens de Mons et mon collègue de Bruxelles.

J’attends impatiemment le début de Underjack, qui doit faire un live techno. Et bien les amis, sous l’emprise de Kronenbourg, Heineken et autre Becker’s, je ne me souviens plus de ce live.

Quand je sors du trou noir, il est 0h30, et il est temps d’aller au Vauban pour la grosse soirée. Un set de DJ Koze de 3h et un live déjanté de doP.

A mon arrivée au Vauban je croise le Sonic Crew et Antoine aka Electric Rescue. Je leur serre la pince et descend en salle voir le spectacle.

DJ Koze est un allemand, signé sur le prestigieux label Kompact. Il nous envoie au paradis avec sa techno mélodieuse. En fin de set elle devient plus puissante.

Maintenant place au live de doP. Ils sont trois. Deux mecs au machines, un autre au « chant », et c’est parti. Un son parfois house, funky, mais surtout minimal, assommé par d’énormes basses. Quelques vocaux parfois venus de nulle part (des aboiements par exemple), il en faut peu pour rendre la foule hystérique. Des filles sont invitées sur la (petite) scène. Deux d’entre elles chauffent le chanteur qui est moche comme un cul. L’une d’elles viendra  a mon secours le lendemain quand je manquerais de me faire un traumatisme crânien.

Ce que je retiendrais de cette rencontre avec doP, c’est qu’en voulant piquer leur bouteille de vodka je me suis pris en pleine face le seau de glaçons fondus. Disons que ça mouille !

Il est 5h30, la nuit se termine. On a trouvé refuge sous un saule pleureur dans un parc, heureusement il fait bon. Bonne nuit.

Thibautz

Vendredi 29 Juillet :

Arrivés à Brest sous un soleil de plomb, on peut d’ores et déjà se dire que le week-end va être réussi. Oui, Brest est plutôt réputé pour son temps gris au cas où il y aurait des ignares…
C’est peu de le dire puisque ce soir à La Suite, mixeront entre autres invités Pantha du Prince et Carl Craig, un poulain et le patron.
Le temps de boire quelques coup et il est déjà l’heure de s’affoler. Minuit et demi, nous sommes rentrés dans La Suite, minuscule club. L’ambiance intimiste que dégage le complexe promet déjà. Pantha du Prince, passe dans une demi-heure, juste le temps de boire un ou deux coups et nous y serons.
Pendant ce temps, c’était le Sonic Crew qui mixait, c’est-à-dire les organisateurs d’Astropolis, du moins une partie. Pas vu mais on suppose qu’en warm-up ce fut efficace.
Pantha du Prince arrive, capuche sur la tête, pas un mot, et commence à envoyer tranquillement le son. La froideur des samples et leur efficacité planante nous font déjà voyager. Ça monte tranquillement et c’est durant ces moments les plus calmes (le silence est souvent présent, donnant une autre dimension au set), que l’on peut entendre de gros lourdauds gueuler « Alleeeez ! ». ça arrivera quelquefois puis ils arrêteront se rendant compte de leur inefficacité. Oui Pantha du Prince est un Dj, mais pas de mariage les gars.
L’Allemand finira sur « Stick To My Side », titre sur lequel apparaît la voix de Panda Bear (Noah Lennox) d’Animal Collective. Un titre qui clôturera parfaitement le set, maîtrisé et révélateur de la techno minimale et ambient dont nous fait profiter Pantha du Prince. Un set également réussi grâce à l’ambiance d’un club et non d’un festival.

Ensuite, c’est au tour de Psykatron de jouer, mais je ne les verrais pas trop occupé à commander une pinte.
Le patron du Planet E arrive pour fêter les 20 ans du label de Détroit. Oui, Carl Craig est là devant nous, dans un petit club. Et il va balancer la bonne techno venue de Detroit, avec un clin d’œil à sont pote Jeff Mills, en introduisant le rythme entêtant de « The Bells ».

Bref, un set de trois heures et quart, on en ressort usés comme le visage de la plupart des gens présents. D’ailleurs, en sortant, à 6h45 on remarque que l’obscurité a dû aider beaucoup de gens présents…

Premier jour et que de bonnes impressions, on ne peut qu’en attendre de meilleures le lendemain.


Samedi 30 Juillet :

5 heures de sommeil et une chaleur de plomb à Brest. Agréablement surpris, on se met en tête d’aller trouver un endroit où manger, car c’est vraiment important de manger dans ces cas-là.
Une fois rassaisés, et après avoir pris une bonne douche à la piscine, nous sommes repartis. On se dirige tout naturellement vers les Cabaret Vauban, pour savoir ce qu’il en est de mon accréditation du samedi soir à Keroual. Puis, on se met en tête d’aller à l’Astroboum, dans le même Cabaret, réservée aux moins de 12 ans. Mentalement, on est complètement dedans, donc on y fonce. On verra Antoine d’Electric Rescue déguisé en lapin ou cheval, mixer « Don’t Laugh » de Josh Wink, hymne techno. Les enfants ont l’air heureux, de futurs petits teuffeurs. On ne tente pas d’approches, on pourrait être considérés comme pédophiles. Pareil pour la drogue, il n’y avait rien à l’Astroboum mis à part Fanta et bonbecs !

On file donc  vers Beau-Rivage où des DJs mixeront jusqu’à 20h. Nous aurons l’occasion de boire des bières, près du château, sous des arbres à l’abri du soleil, encore présent. Sans oublier les DJs. Nous aurons le temps de voir Daxxel & Combe (Input Selector) suivis de Polo’s Loop Live. De vagues souvenirs pour ma part. Juste après eut lieu un DJ set de renom en la personne de Madben, qui mixa du Laurent Garnier (un de ses mentors, mais également l’un de ceux qui l’ont découvert), et également son titre phare « Promise Land ». Madben arrêta à 20h pile, en débranchant toute son installation durant un remix de Radiohead. Comme ça. Un mec à suivre, donc.

Nous nous dirigeâmes donc vers un endroit où manger, pour pouvoir suivre les tribulations d’un Thibaut à son sommet (oui, votre live reporter sait se montrer au top).
Ensuite, direction les navettes vers le Manoir  de Kéroual qui n’est pas tout prêt de Brest, environ 15 minutes en bus blindé de gens blindés.

On arrive à Kéroual sur les coups de 23h30. Je quitte mes collègues, étant obligé de passer par entrée presse, professionnalisme oblige, puis je patiente à l’espace presse, car j’ai une interview avec les Conne Action Sound System. M’ayant complètement zappé, elles me feront patienter une heure et demie avant de se rendre compte que oui, elles avaient une interview. Bonne joueuse, Eve, l’une des Conne Action me paiera un coup. Les femmes savent parler aux hommes. Pendant cette attente, j’ai certes poireauté à l’espace presse, mais j’ai pu rencontrer Charles Mouloud, l’insider de Rue 89 et des Inrocks, fort sympathique. Vous pouvez lire l’interview de Conne Action tout en bas de cet article. Pendant tout ce temps j’ai réussi à louper Gesaffelstein, que je souhaitais voir et dont mes collègues ne m’ont dit que du bien.
J’arrive donc vers 1h45 devant l’Astrofloor, pour voir la fin de Housemeister, jeune DJ au son sympathique, qui laissera place à Cassius.
Cassius, un des piliers de la French Touch, responsable notamment de l’apogée de Phoenix, mixera pendant deux heures complètes, avec en trame le morceau produit d’une main de maître par Philippe Zdar (membre de Cassius avec Boombass) « I ❤ U So » qui déchaînera des vagues d’amour sur le public. Ils ne toucheront en aucun cas à « Toop Toop », mais on pourra entendre la voix si particulière de « The Sound Of Violence ». Durant le set, j’arriverais à récupérer un de mes collègues, avec qui je passerais le reste de la nuit (matin ?) devant Laurent Garnier et son Live Boot Sessions.

Aidé de deux de ses comparses, le Dj français sera présent de 4 heures  à 8 heures du matin pour le plus grand plaisir des festivaliers. A base de montée d’une trentaine de minutes puis de grosses vagues de son pendant 5 minutes, Laurent Garnier tiendra son public en haleine. Nous, on s’en va à 6 heures du matin, après seulement deux heures de set, mais route oblige, il faut bien un peu de repos.
J’aurais donc vu, au final, que deux concerts, pas les plus mémorables, mais de véritables piliers de la scène électronique.

Astropolis reste donc le vrai rendez-vous des musiques électroniques en Bretagne, loin de David Guetta qui « mixait » aux Vieilles Charrues, voici deux semaines, n’en déplaise aux langues de bois.

Sylvain

Interview Conne Action Sound System

Evelyne de Conne Action Sound System a bien voulu répondre aux questions de Bath-Art, en compagnie de deux des trois autres membres Soizic et Fabienne.

Bath-Art : Comment ça va la petite santé ?

Eve : Bien écoute super, on n’a pas fait de check-up récemment mais apparemment ça va. Conne Action Sound System se porte bien, plus que jamais et surtout à Astropolis.

Pour nos lecteurs, pouvez-vous nous parler de Conne Action Sound System ?

Alors en fait, on existe depuis trois ans, mais on n’avait pas du tout envisagé de s’appeler Conne Action Sound System. C’est Gildas, le programmateur d’Astropolis, qui nous a demandé il y a donc trois ans d’ouvrir la scène « Mekanik » car il y avait Sexy Sushi qui jouait ce jour-là. Et il trouvait cohérent, connaissant notre esprit et en tant qu’organisatrices de concerts, de faire la première partie de ce groupe là. On n’avait jamais touché de platines mais en même temps on s’est dit que ça ne se refusait pas. On a donc fait notre sélection musicale. On est quatre filles d’orientation musicale différente dans cette association (Conne Action est une association de loi 1901, NdR), et donc chacune apporte sa petite touche musicale en essayant donc de faire un set cohérent au final.

Justement, tu en as parlé, Astropolis représente quoi pour vous ?

Personnellement, c’est LE festival, en France, de musiques électroniques. Je connais un peu les organisateurs, et je peux te dire que ce sont vraiment des gens simples et extrêmement passionnés qui donnent le maximum pour que ce festival puisse exister. C’est la dix-septième année et ils ont eu un paquet de « barrières » jusqu’à aujourd’hui.
Pour nous en tant que petites organisatrices de concert, l’organisation d’Astropolis reste un exemple.

Est-ce que l’on peut dire que vous vous inscrivez dans le mouvement Riot Girl ?

Oui et non. On est dans le mouvement par le biais de Juliette, qui fait partie du groupe brestois HHM (groupe de filles, musique Riot Girl qui existe depuis une dizaine d’années maintenant). Mais on n’est pas que Riot Girl, même si l’on aime beaucoup faire jouer ce genre de groupes de filles c’est sûr. Mais on fait également de l’électro, du folk, toutes les musiques que l’on aime au final.

Et donc musicalement, vous placez Brest comment ?

C’est un énorme vivier, au niveau du rock, historiquement Brest est connu pour ça, mais il y a également une grosse scène électronique, très underground certes. On le voit rien que par le biais de nos amis musiciens ou DJs.
Culturellement, ça reste une ville qui vivante.

Astropolis est-il un tremplin pour vous ?

Je pense que oui, car m’occupant des artistes du tremplin, il est clair que ça reste assez bien vu d’avoir joué à Astropolis, c’est évident. Et pour Conne Action, ça permet d’avoir une bonne communication au niveau régional et national, même si bien évidemment notre nom n’est pas marqué en gros sur l’affiche. On a déjà été interviewé par Nova, notamment donc Astropolis peut rester un gros tremplin, ça c’est clair.

Un dernier mot pour les lecteurs de Bath-Art ?

Le plus important, c’est de se faire plaisir dans la vie, comme à Astropolis, où l’on passe des moments agréables et souvent inoubliables. Il faut y venir rien que pour y vivre cela.

Propos recueillis par Sylvain Piaut

Myspace de Conne Action

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

7 réponses à “Live Report @ Astropolis (+ itw Conne Action)

  1. Thibautz

    merci Sylvain 🙂 c’est sur que être interviewé par bathart ça vaut pas Nova !!

  2. cyrillus56

    J’aurais aimé être là !

  3. tibor kovacs

    et pour ce qui est de moi, 1 semaine après, j’ai toujours une énorme bosse a la cheville, je n’ai toujours pas mon portable et ça y est j’ai enfin retrouvé ma voix

  4. Coco_Cruz

    La Suite c’est simpa, j’avait été voir Etienne de Crecy la bas une fois. Et oui il fait beau à Brest ! ( Bath-Art prend de l’importance avec des accreditations presse !)

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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