Live Report Nordik Impakt 2011

Salut la galerie, c’est moi l’exilé à Caen qui vous parle. Ça vous dit un weekend pleins d’embuscades, de trips, d’albatars et de chagasses ? Pour toi public j’ai vécu une fin de semaine Nordik. Suis moi, si tu m’aimes, tu ne vas pas être déçu(e) !!

Jeudi 6 octobre. La reserve de bières est pleine. C’est le premier jour Nordik pour moi, le troisième de ce festival aux sonorités électroniques. Death in Vegas, La Femme et autres phénomènes du genre se sont produits deux jours plus tôt. Manque d’argent je n’ai pu y aller.

Ce soir sera calme car demain, il y a cours. Et oui, les gens sérieux ça existe, prenez mon cas. A l’affiche du soir, Metronomy, Mondkopf et Connan Mockasin, et le Nordik Krew qui assure les interests. J’arrive malheureusement trop tard et loupe le All Black blanc Connan Mockasin. Je passe et attends patiemment l’arrivée de Metronomy. Le public du soir est assez jeune et vient spécialement pour le groupe anglais qui fait le buzz en ce moment. Perso, je les ai vu à Dour, c’est cool mais pas exceptionnel.

21h55, le quatuor arrive sur scène. Quasiment tout leur repertoire du dernier album The English Riviera y passe. Je suis heureux d’entendre “The end of you too” qui reste sensiblement ma préférée. Final classique avec “Radio Ladio”. Une heure de live, c’est court mais c’est festival !

Quelques instants plus tard, c’est au tour de Mondkopf d’entrer en scène. Bizarrement, la moitié du public a déserté la salle. Dommage car le meilleur est toujours à la fin, et ça va vite se confirmer. Après chacun ses gouts. Son intro est très sombre et monte petit à petit en puissance. Puis, le jeune Toulousain lache les chevaux. Nous sommes aussitôt touchés par la puissance des beats (pardonnez l’expression). Les effets visuels sont impressionnants, c’est du grand art. Mais là aussi, c’est trop court. Bravo quand même ! Fin de soirée, il est temps de rentrer faire un gros dodo avant l’énorme weekend.

Vendredi 13, euh non 7 octobre. Il est exactement 19h13 lorsque je me rends à l’hippodrome pour aller chercher les deux rennaises qui viennent se trémousser à Caen tout le weekend. Je prends ensuite des breuvages magiques avant d’aller voir Woodkid.

Direction l’église “Notre Dame de la Gloriette”. Lieu unique pour concert unique. En effet beaucoup de monde jalouse Caen la magnifique. Concert assis, mais concert magique. La première partie est assurée par Maïa Vidal dont la voix est sublime. Petit besoin, avant d’assister à la tant attendue representation. Problème, il n’y a pas de toilettes !! Vu que nous ne sommes pas au “Tilt” (discothèque de bon goût dans le nord Loire-Atlantique ndlr), il n’y a pas moyen de pisser sur une banquette… donc on va dehors (meme si j’ai un temps pensé au confessionnal).

Ça commence avec Woodkid. Le génie de ce français de 28 ans laisse rêveur. Accompagné de ses musiciens aux cuivres, percussions et clavier, il nous transporte dans un autre univers. Je n’assiste pas au concert entier car je suis obligé de partir un peu avant la fin. Mais c’était magnifique.

Maintenant, place à la trance. En ville, beaucoup de camés et de la hardtek à fond les bananes au “Broc”. Ensuite, arrivé au Pavillon de Normandie, je me rends compte que certaines personnes autour de moi sont dans un délire planant total. D’ailleurs une personne voit les gens en violet. Les décors de cette petite salle sont excellents. Beaucoup de travail a été fait par les équipes d’”Andromeda” et “Krispies”, auxquels la soirée est dédiée. C’est trance, ça envoie, c’est bon. Fatigué, je decide de quitter les lieux plutôt que l’heure finale. A 4h30 je suis donc de retour dans mon lit.

Samedi 8 octobre. Réveil matinal à 10h30. J’assiste depuis ma coquette demeure à la victoire du XV de France contre l’Angleterre. 11h30, une équipe de commis bretons, amis des Heretiks débarque pour se reposer. Je ne les connais même pas, les rennaises les ont rencontré dans la matinée. Ils sont très heureux d’être accueillis ici, pensant pouvoir se reposer cinq minutes. Mais chez Thibaut on ne fait pas les choses à moitié et on fait notre festival off. Heureusement que la voisine n’est pas là, la musique est légèrement élevée, on rigole, on boit un coup. Bref, on a passé du bon temps. 14h30, les costauds s’en vont. Les cinq minutes étaient bien longues !!!!

Je decide d’aller m’informer à la mairie sur l’heure du concert d’Apparat. L’horaire de 18h30 est confirmé. J’en profite pour faire dédicacer mon album DJ Kicks par Sascha Ring. Ça vaut de l’or ça !

Ça tourne toujours autant techno chez moi, Agathe et Helena, deux amies caennaises arrivent pour…boire un coup forcément. Le temps passé, et il est temps d’aller voir Apparat. Les rennaises Papail l’ours et Oanell se remettent d’hier et font dodo. Après Woodkid hier, c’est donc en charmante compagnie que je vais voir l’autre magnifique concert du weekend. Apparat nous propose un concert avec ses musiciens. L’Hotel de Ville est un cadre magnifique pour accueillir, les meilleurs, c’est à dire les Allemands. Non je déconne, les Français sont des bons aussi. Les influences du groupe tournent beaucoup autour de la pop psyché et de l’expérimental. J’ai envie de dire quelle claque. Ils m’ont envoyé sur une autre planète. J’ai beau réclamer la baguette du batteur à la fin, ça sera sans succès.

20h30, place au n’importe quoi. On retourne à l’appart’ prendre l’apéro et manger des galettes. Comme quoi il y a toujours un petit bout de Bretagne à Caen. Dans la soirée, un costaud rennais arrive, accompagné de sa belle veste à fourrure qu’il perdra dans la soirée. Ça me rassure d’avoir un mec dans les rangs !

23h30, il est temps de descendre en ville. On passé devant l’Imprévu, je bois une “embuscade”, chose que j’apprendrai seulement le lendemain soir. Cinq minutes plus tard, instant “albatar” au Broc. C’est un excellent shooter qui passe comme du petit lait.

Me voila arrivé au Pavillon de Normandie pour une soirée des plus folles. C’est tech house, deep, minimale, progressive house, le pied, quoi. Ce soir je me dois d’offrir des lunettes à LED à Benjamin Leclerq, alias Madben. Ce jeune producteur français a été la revelation d’Astropolis l’été dernier. Ça fait plaisir de le revoir ici. Pendant son set, il nous balance Promised Land, son morceau phare. C’est sur ce titre que Laurent Garnier a “éjaculé” (dixit Steven Chatel), le qualifiant de bombe nucléaire. Comme on dit, “chez Leclerq y’a de bonnes affaires !”. Fin de set avec un bon remix de Radiohead par Andi Muller, “Everything in its right place”. Ça rappelle Dour et le final de LBS. Chapeau l’artiste.

En fin de soirée (ou début de matinée), Egbert nous fait un super live techno. Le Pavillon doit en trembler. Avant qu’il ne termine, j’écris sur un papier “Joyeux anniversaire Egbert”. Il vient tout juste d’avoir 26 ans. Je lui fais parvenir, et rien de tel que de quitter la scène par un magnifique Happy Birthday chanté par le public. Je pose sur la photo avec lui. Je n’oublie pas Mindreaders, duo qui m’a mis en appétit dès mon arrivée dans ce lieu qui restera magique.

Il est 5h30, Caen n’est pas encore fatiguée. Ça tombe bien, on peut rentrer gratuitement au Cargo pour finir en beauté la soirée. Lex Vertex est aux platines, ça groove, ça vomit, ça drague. Malheureusement la fatigue m’emporte en dansant, et je m’étale par terre comme une vieille merde. Le Nordik vient de m’achever, il est temps de rentrer. Il est 7h.

J’en conclus que ce festival est une veritable réussite. Beaucoup regrettait le Parc Expo et ses énormes salles. Il faut avouer que les lieux proposés avaient de la gueule, à nous en faire “percer notre braguette”. Une programmation sans grosse pseudo star et qui fait plaisir. Au niveau du bilan personnel, je dirai: un pack de 40, une dizaine de Jamirokro, quelques 7.2%, 2 litrons de vodka, une bouteille de Muscat, de Sangria,de Moelleux, quelques dizaines de minutes de sommeil, Crispy Bacon et Gigahertz pour épicer tout ça. Les gens, vous m’y reverrez l’année prochaine.

Thibaut

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération ou quelqu’un d’autre.

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

Une réponse à “Live Report Nordik Impakt 2011

  1. tibor kovacs

    J’ai mal interprété ma phrase en parlant de Mindreaders. Mais comment dire, tout était top le samedi soir !!

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Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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