Americano (1/5)

Ecrit et réalisé par Mathieu Demy
Avec : Mathieu Demy, Salma Hayek, Chiara Mastroianni, Jean-Pierre Mocky, Geraldine Chaplin, …
1h45

Résumé : Martin vit à Paris. Il reçoit un appel de Los Angeles lui annonçant que sa mère vient de mourir et décide de s’y rendre pour régler les dernières affaires. Sur place, il se remémore sa jeunesse en Amérique et les souvenirs d’une mère qu’il croit indigne. Il part ensuite en direction de Tijuana pour retrouver une jeune mexicaine que sa mère avait prise sous son aile et à qui elle a tout légué…

Présenté à San Sebastian et à Toronto, le premier long métrage de Mathieu Demy (fils de Jacques Demy et d’Agnès Varda) fut de suite adulé. A peine si en prononçant son nom certains n’hurlaient pas au chef d’œuvre !
N’étant pas un grand fan de Demy et Varda, je me disais que ce long métrage pourrait peut-être me réconcilier avec ces deux titans de la Nouvelle Vague, à travers l’œuvre d’un fils qui chercherait sans doute à s’éloigner au maximum du lourd héritage qui pèse sur ses épaules.
Manque de bol, ce que j’ai trouvé face à moi était loin de mes espérances…

« Americano », pour moi, c’est surtout l’histoire d’un type qui a deux parents connus et talentueux, et qui, parce qu’il ne sait pas trop quoi faire dans la vie, décide de faire comme eux… avec beaucoup moins de succès !

Mais, à vrai dire, le boulot de Demy derrière la caméra, bien qu’il soit loin d’être exceptionnel, reste tout de même de bonne facture.
Le vrai problème de Mathieu Demy, c’est surtout qu’il a un charisme à peu près équivalent à celui d’une endive, ce qui s’avère relativement embêtant lorsqu’on veut prétendre à porter tout un film sur ses épaules…
Jamais on ne croit en lui. J’adore les acteurs qui savent rester neutre, gardant ainsi une part de mystère. Mais Demy, lui, confond neutralité et inexpressivité… Il veut se la jouer Ryan Gosling dans « Drive » avec un physique de Droopy : vous conviendrez que ça ne peut pas passer !…

Et puis son histoire est d’un monstrueux ennui. Prévisible comme ce n’est pas permis et porté par un gigantesque sentiment de déjà vu, on se fait clairement chier pendant 1h45…
Demy a beau s’entourer de grands acteurs (Hayek, Mastroianni et Chaplin, c’est pas mal pour un premier long métrage), il ne leur offre finalement que des rôles mineurs et sans importance.
Il nous fait bien comprendre qu’ « Americano » c’est son film à lui, c’est pas celui de papa ou de maman, et donc on ne voit que lui à l’écran pour bien nous montrer qu’il l’a fait tout seul comme un grand…

Au final, on ne retient que deux petites choses de ce film : la bonne idée (la seule) qu’a eu Demy en reliant son film au « Documenteur » réalisé par sa mère (sans ce lien, il n’y aurait d’ailleurs pas de film, ce qui montre le manque d’inventivité du fiston), et surtout, Salma Hayek en strip-teaseuse, toujours aussi sublime malgré ses 45 printemps…

Tony

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

11 réponses à “Americano (1/5)

  1. Comme dirait Denis Brogniart : « et leur sentence est irrévocable ». Bonne critique, je suis plutôt content de voir que tu prends clairement position, quitte à être borderline. Apparemment ce film m’avait paru chiant, rien qu’à la bande-annonce, même un peu brouillon.
    Le pire film de 2011 ?

    20syl

  2. escobar56

    Pire que 127 heures ?

  3. Johny got his warm gun

    Pire que l’américain ?

    • Pire que « Sucker Punch » et « 127 heures » parce qu’eux, au moins, ils n’ont pas la prétention de se vouloir film intello !
      Par contre, Brice, je ne vois pas pourquoi tu nous parles d’un film réalisé par Patrick Timsit…

  4. Johny got his warm gun

    Parceque Lorant Deutsch

  5. Johny got his warm gun

    Mouss Diouf, Deutsch, Delpy, Toledano, Nakache. On peut se moquer de personne ici

  6. Pingback: Les Tops de Tony « Bath-Art

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Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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