Quand la rue rentre en salle – 3/5

Chez Bath-Art on parle beaucoup de cinéma, parfois de musique, et ça c’est bien. Mais comme son nom l’indique on devrait parler d’art, cette forme poétique et visuelle où s’expriment toutes les subjectivités. C’est là que j’interviens. S’il vous vient l’envie d’aller découvrir notre belle capitale vous saurez où vous arrêter et où passer votre chemin. Commençons cette nouvelle rubrique par une doublette. Et oui, deux évènements pour le prix d’un ça donne envie. Concentrez-vous, ça commence maintenant et ça va plaire à l’artiste en herbe qui sommeille en vous.


Le weekend du 10 février Adidas a investi le génialissime lieu « Centquatre », ou « 104 » pour les intimes, pour organiser l’évènement culturel « The Obstacle« . Autour du skate, de l’art et de la musique, cette manifestation totalement gratuite nous a fait vibrer sur fond de grosses basses et claquements de planches. 

Les nombreuses démonstrations réalisées par une team de professionnels (Lucas Puig, Silas Baxter-Neal, Mark Gonzales, Benny Fairfax, Nestor Judkins, Lem Villemin, Seb Daurel, Vivien Feil, Mathias Zwic) nous ont pourtant laissé un goût mitigé. Fouillis et carrément trop bruyantes, on avait parfois du mal à se concentrer. On finissait alors par s’attarder sur des détails ô combien passionnants : les marques des calçons-qui-sortent-carrément-des-pantalons où le nombre de skateurs à barbe. Si je ne me permettrais en aucun cas de critiquer le niveau technique des participants, je pourrais en revanche fortement extrapoler sur leur attitude et leur dégaine.

Je n’en ferais rien, trop puéril et pas mon genre (quoi que…). Après des heures de « boom boom splash » j’en suis venue à me dire que c’était une très bonne pub, grandeur nature, pour la marque de basket que-je-ne-reciterais-pas-parce-que-je-l’ai-déjà-fait-plus-haut (oui ce premier article se lit au rythme des claquements).

En revanche, là où l’évènement se rattrape en beauté c’est sur sa programmation musicale : Cheveu, Spoek Mathambo, Nasser, DJ Hellvice, DJ Nicolas Malinowsky et Team Ghost. Ouf, on en prend encore plein les oreilles mais cette fois dans le bon sens du terme. Amen.

Programme du 104

 

Deux jours plus tard, direction l’exposition de Street Art à « Artcurial ». L’ensemble des œuvres exposées étaient le lendemain soumises à une vente aux enchères qui a contenté tous les amoureux de la bombe et du bitume. Cette exposition, quoi qu’un peu trop courte à mon goût, était très réussie. On pouvait y découvrir des artistes comme Banksy, Obey, Invader, JR et Jef Aerosol.

Les œuvres y étaient variées et très bien mises en valeur. Dans un lieu immaculé de blanc et aux spectateurs guindés on pourrait se dire que le Street Art faisait tâche, et bien non. Les organisateurs ont joué avec les codes en intégrant des éléments urbains dans chacune de salles. On avait ainsi la sensation de se trouver dans une station de métro dans une pièce où des sièges (bien dégueux) et des carreaux blancs ont été disposés à côté de tagues réalisés sur des plans du « subway » francilien.

Il y en avait évidemment pour tous les goûts (et les dégoûts) mais c’est aussi une façon subtile de nous acclimater à une forme d’art qui nous tend les bras tous les jours et à chaque coin de rue. J’ai également eu la possibilité d’assister à une performance de l’artiste « Nasty » qui taguait sur un mur de « Légo » devant nos yeux ébahis. Si j’ai pris soin de mettre entre guillemets le mot « Légo » c’est parce que ces grosses briques n’en portent pas le nom (le fabriquant nous à bien expliqué qu’il valait mieux éviter au risque de se voir coller un procès par la marque en question). Une pile de ces éléments légers et ludiques était d’ailleurs mise à disposition de tous afin que chacun puisse dessiner à son grès. Une horde de gamins s’est d’ailleurs mis au travail pour concurrencer le Street artiste.

Une exposition bien sympathique donc, même si pour la vente aux enchères on repassera quand on aura autre chose à faire de notre argent que de payer un loyer et acheter des patates pour se nourrir. A minimum 5.000 euros la pièce le Street Art perd quelque peu de son libre accès…

Programme d’Artcurial

Bien à vous,

 

Mona-Lisa

Merci à Nina Marie Bettina (mon accolyte durant ces journées) pour ses photos. 

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

4 réponses à “Quand la rue rentre en salle – 3/5

  1. johnnygothiswarmgun

    En effet il était temps, bath art devient une plateforme totale

  2. Les prochaines expos seront plus actuelles. Là j’ai eu quelques problèmes de timing!

  3. Simon Pereiramamèreestsouris

    Très bonne idée que cette nouvelle catégorie. Et pourquoi pas imaginer une sorte d’agenda des évènements intéressants à ne pas louper (sur Paris ou ailleurs!)

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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