Live report Panoramas 2012

Me voilà de retour une semaine après vous avoir donné de mes nouvelles. Cette fois ci, la route des festivals me mène en Bretagne, à Morlaix, où a lieu le festival Panoramas. J’avais rédigé mon premier live report pour Bath-Art il y a un an, suite à ce même festival. Pour cette quinzième édition je me suis vu proposer un pass 2 jours VIP. La programmation est encore très éclectique. On y retrouve DJ Shadow, Paul Kalkbrenner, Izia, C2C, Chinese Man, La Femme, Erol Alkan, Popof, etc. Il n’y a, à mon avis, pas assez de techno. Mais cela reste mon point de vue.

 

Vendredi 6 avril 

Fin des cours à 15h, il est temps de prendre la voiture. J’ai 2 personnes en covoiturage. L’une d’elles est une fille de mon lycée qui vient également au festival. Heureusement qu’elles sont là, le temps passe plus vite. 3 heures plus tard, nous arrivons à Morlaix. Je dois aller retirer mon bracelet à l’accueil. Il est 20h quand je pénètre dans le site. La Femme ouvre le bal. Je ne les avais jamais vu auparavant. C’est pas franchement mon style, et j’ai parfois l’impression de revivre  l’émission de Pascal Sevran « La chance aux chansons ». 

Petit tour par le coin VIP. Je me dirige ensuite vers la grande scène voir Chinese Man. Déjà vu aux Papillons de Nuits l’an dernier, je n’en garde pas un excellent souvenir puisque je m’étais endormi devant ! Cette fois ils passent en début de soirée. Il n’empêche qu’il faut être vraiment alcoolisé ou alors aimer le style pour apprécier. Ce n’est pas trop ma came, je file manger un bout. 5,50 € le sandwich raclette, même si c’est bon ça reste cher. 

Je vais sous le chapiteau voir Arno Gonzales. L’artiste n’est pas là pour nous présenter son live, mais il est en place pour un DJ set d’1h20. Un set qui est bon dans l’ensemble, bien que l’horaire soit avancé. Il est juste regrettable que la qualité du son soit tellement mauvaise. Une pensée pour notre ami (ou pas) Brice, il passe un des derniers titres de Scuba, The Hope. 

Je profite d’un petit temps de répis pour aller m’abreuver à la buvette du coin. Je discute avec les bénévoles de Chauffer dans la Noirceur qui s’occupent des toilettes sèches. Ils sont sympas, et restent joyeux malgré le fait de ramasser notre m… 

Petit tour dans le Club Sésame, moyenne scène du festival, si on peut l’appeler ainsi. Il faut s’attendre à un concert énervé de la part de Kap Bambino. C’est le genre de groupe qui ressemble à Crystal Castles. Je me pose près de la régie pour ne pas me faire bousculer par la foule. Et non, mon état proche de la sobriété ne me permet pas de me mêler aux pogos. A côté de moi, deux hommes sont impressionnés par la fougue de la « chanteuse » et son côté déjanté. Ils me demandent quel est ce groupe. J’en profite pour leur dire que la blonde dont ils parlaient avant est ma copine. Ça aura au moins le mérite de les faire taire.

 

Pendant ce temps sur la grande scène The Shoes jouent. Je n’avais jamais vu en concert. Leur électro-pop est efficace auprès du public de Langolvas. Maintenant, il est temps de voir celui qui est devenu une rockstar dans le monde de la techno, Paul Kalkbrenner. Loin des artistes underground, il a profité du film dans lequel il est l’acteur pricipal, Berlin Calling. Il devient de plus en plus populaire, jusqu’à faire aimer la minimale à des kids qui n’étaient habitués jusque là qu’à la turbine des Bloody Beetroots. La salle est blindée. Il joue principalement les titres de ses 2 derniers albums. Il passe même Absynthe, bien trop peu jouée lors de ses dernières prestations que j’ai eu l’occasion de voir. C’est à partir du moment où il enchaîne « Square 1 », « Altes Kamuffel », et « La Mezcla » que je m’aperçois qu’il y a peu de différence avec ses précédentes prestations. Le remix de « La Mezcla « que mon ami VoxoV qualifiera gentiment de « musique de pub Nescafé » ! Bref je me lasse vite. 

À mon agréable suprise, le Club Sésame est presque déserté. Et pourtant le son de Rebolledo est excellent. Appelé il y a peu pour remplacer Para One, le Mexicain enchante le public, peu présent ici, par une techno mélodique digne du label allemand Kompakt. C’est également le moment où je me fais accoster par une jeune fille prénommée Léa. Mais je ne succombe pas, je reste fort ! 

The Hacker, remplaçant de dernière minute de Gesaffelstein, achève en beauté notre soirée. Une techno sombre, sur laquelle je finirai par m’endormir. 

Il est temps de quitter le site, direction le camping, où il me reste à trouver une tente pour dormir un peu. Et fort heureusement je peux compter sur les bénévoles des toilettes sèches. Oui je le dis haut et fort « j’adore les chiottes ». Les retrouver me sera juste bénéfique, car je fini ma première nuit à 7h30. Maintenant dodo.

 

Samedi 7 avril 

Le réveil est dur. Il fait froid dehors. Il pleut et il vente. Pas évident d’attaquer une journée dans ses conditions. Première bière à 11h. Puis vient la douche et les autres breuvages magiques. Dans l’après-midi viennent les courses chez Leclerc, la rencontre de ma voisine de tente, et des retrouvailles avec des amis festivaliers. Puis plus rien, ou plutôt la performance du weekend à mettre à mon actif. Le moment de panique lorsque je me réveille dans la tente. L’heure de mon portable indique 0h25. Je dors depuis environ 20h. Je viens de louper DJ Shadow, C2C, Orelsan, Madeon, Modek, Juveniles, Jupiter, Cabos San Lucas…et Rone commence son live dans 5 minutes. Dommage que Patrick Montel ne soit pas là, mais il aurait sûrement commenté le plus beau sprint Camping-Site de Panoramas. 

J’arrive donc essouflé sur le site avec une course qui a duré entre cinq et dix minutes. Le chapiteau est plein, Rone à déjà commencé. A peine 1h de live c’est court. Mais s’il y avait une chose à ne pas manquer dans ce festival, c’est bien Rone. Il nous transporte dans un autre monde, il n’y a rien à dire. C’est la perle française, un des meilleurs live du moment. Ses mélodies sont justes parfaites. Le final avec sa track « Bora » est fabuleux. Encore une fois c’est bien dommage que la sonorisation ne soit pas du niveau de l’artiste. Bravo Rone car c’est la claque des deux jours. Je voulais aussi ajouter que le public français a beau être présent, mais de là à faire des pogos et bousculer tout le monde sur de la minimale, c’est moyen.

Par la suite je reste sous le chapiteau où Kogura a retourné le public lorsqu’il a mis « Battle for middle you » de Julio Bashmore. 

Le Club Sésame est réservé aux amateurs de turbine, avec Christine et Huoratron. Je n’ose pas m’y aventurer.
Sur la grande scène s’enchaînent Erol Alkan et Popof, qui conclut le festival avec un set de 1h30 entièrement Tech-House. J’ai pensé qu’il y aurait eu de quoi satisfaire mon appétit, mais beaucoup de gens sont fatigués et déjà partis dormir.

Ça sera finalement au coin VIP que je vais finir ma soirée par un DJ set improvisé de 7h à 10h du matin. On m’a laissé le soin de passer les CD, il y avait de la nénette qui dansait, c’était cool. Retour au camping à 10h30, pour un dodo mérité jusqu’à 14h.

S’il y a une chose que j’aimerais bien savoir c’est la moyenne d’age des festivaliers. Je dirais entre 16 et 18 ans, mais pas beaucoup plus. Sinon ce fut un bon week-end. Merci aux bénévoles de Chauffer, pour m’avoir prêté une tente et avoir été gentil avec moi. Un gros merci à VoxoV sans qui je n’aurais pas été au festival.
N’hésitez pas à aller le voir le
11 mai à La Crinière, près de Saint Brieuc. Si vous aimez la techno et la drum’n bass vous serez servis. Maintenant je fais une pause festivals. Mais je vous retrouve volontiers après le Spring de Keriolet le 16 mai. Si la rédac’ le veut bien, ça serait Bath !

 

Thibaut

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

5 réponses à “Live report Panoramas 2012

  1. johnny got his warm gun.

    Putain le loser t’as recommencé comme à Bourges.
    La femme comparé à Sevran faut pas déconner connard

  2. Tibor Kovacs

    Franchement quand ils ont chanté Paris-Biarritz on aurait pu danser le twist, ça fait trop sevran quoi. Et bon ça change de Timewarp

  3. johnny got his warm gun.

    Ouai y avait de la musique à panorama, c’est chiant

  4. Coco_Cruz

    C’est vraiment une grosse loose pour toi. J’y était les deux soirs aussi, je suis nullement amateur de musique électro ou techno (ma priorité était Orelsan) et pourtant j’ai bien kiffé c’était pas mal du tout !

  5. UncleSound

    Huoratron restera pour moi le meilleur concert de cette 15eme édition ! ENORME

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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