Live report Printemps de Bourges 2012

Du mardi 24 au samedi 28 avril 2012, Bath-Art était au PdB (abréviation plus simple). Ce fut une semaine pleine d’émotions. Entre déceptions et joies, je vais tenter de résumer au mieux ce dont j’ai pensé du plus vieux festival de musiques actuelles français, qui fêtait ses 45 ans cette année… 

 

A force d’écumer les festivals, on en vient à se faire des réflexions. Même à moi, ça arrive. En ayant aimé un artiste sur album, on est souvent pressés de voir ce qu’il peut produire dans les conditions du live. Et hônnetement, on est souvent déçus, la plupart des artistes n’arrivant pas à combiner les deux. Alors, on est en droit de s’interroger. La performance live et un album sont-elles deux choses différentes, ou bien sont-elles ce qui forge l’entité même de l’artiste, ce pourquoi il créé ? 

Je n’ai pas la réponse. Tout ce que je sais, c’est qu’au bout de nombreux concerts, je vois surtout des artistes qui se contentent de jouer leur chansons en live et basta. Et c’est loin d’être ma conception de la performance live. 

 

Mardi 24 Avril 

Je pars de la gare de Rennes (Roazhon) le mardi matin tranquillement à base de tranquillades, en direction de Vierzon, où un ami issoldunois m’attendra dans l’après-midi. Or, j’avais oublié que je transportais toujours avec moi Madame Poisse, qui est une chose qui s’accroche bien quand elle est là. Arrivé à la gare du Mans, la SNCF fait retarder le TER prévu pour Tours, pour au final nous annoncer qu’il ne partira pas, à cause de problèmes de ligne. Par conséquent, je serais obligé de prendre le suivant, deux heures plus tard.

Ça ne m’a pas posé de soucis, car j’étais en mode touriste, mais bon quand je pense qu’il y a des gens qui vivent ça tous les jours, la gare du Mans étant réputée pour, je me dis qu’à force ça doit être pénible.

Une fois, enfin, arrivé à Vierzon (Cher), mon pote (Simon qui pige de temps en temps pour Bath-Art), vient me prendre au vol. On file chez lui, histoire de manger et tout (car oui, j’aime bien manger). Puis direction Bourges, où l’on va faire notre premier concert de la semaine dans le complexe du 22 Est/Ouest, qui se compose de deux salles côte à côte. 

On arrive en avance pour boire une bonne pinte de Kro (toujours appréciables, ces très grandes bières brassées avec amour). Rover arrive sur scène. Avec une carrure de rugby man dans un déguisement dandy, le garçon est assez drôle. Mais à la limite on s’en branle, la musique est plus importante. Sur disque, ça m’emmerdait déjà profondément, par conséquent en live, ça ne m’est pas apparu mieux.
On ne reste donc pas longtemps et filons voir les Barr Brothers, du moins la fin. M’en rappelle plus, donc c’est pas très grave, puisque Balthazar arrivera ensuite. Un groupe composé à la Dionysos, j’entends par là avec plusieurs musiciens rock et une violoniste.

La violoniste est pas mal donc ça aide pour rester déjà. Ils joueront leur deux singles (l’excellent « Morning », et « Fifteen Floors »). Le son est déjà un peu plus pêchu et le chanteur me fait même penser à Marc Foster en moins énergique quand même. Une surprise plutôt agréable donc. 

Dix minutes avant la fin, on s’échappe vers le 22 est pour voir les Jacuzzi Boys que j’avais déjà pu voir le mercredi précédent à Nantes (Naoned).

A l’époque personne ne dansait ni ne formait de pogo, sur une musique pourtant proche des Ramones. Ici, étant prévenu, je me suis dit qu’il fallait y aller. On était donc une dizaine environ à danser, alors que les autres spectateurs étaient un mètre derrière nous. Oui, il faut dire que, comme moi, la plupart des gens venant au 22 Est/ouest sont accrédités et en plus de ça, ils sont vieux. Donc les concerts où ça pogote, c’est pas trop leur came.

Tant pis, on passera quand même un bon moment avec les gars du Jacuzzi, même s’ils ont un gros souci de non-communication avec le public. Ils enchaîneront la plupart de leurs titres du dernier album « Glazin », comme les Ramones…

 

Et dix minutes avant la fin (vers 23h40, je l’ai noté et ça permet de vous situer avec nous dans le temps, nouveauté Bath-Art) on file vers le 22 est pour voir le dandy « fils de » qui a réussi à se faire un nom dans la pop anglaise bien léchée, j’ai nommé mister Baxter Dury.

Il avait déjà commencé avec dix minutes d’avance lorsqu’on est arrivés, on loupe donc deux ou trois morceaux du dernier album.

Avec Simon, on se met devant la sublime chanteuse (décidément c’est une habitude) et on mate la setlist. On y voit bien le titre « Oscar Brown », programmé en avant-dernier. Je suis donc tout émoustillé de voir apparaître peut-être sa meilleur chanson. Baxter Dury enchaînera les titres en faisant des blagues, avec son accent anglais cockney.

On aura le droit à « Cocaïne Man », titre parfait qui démarre lentement avec un gimmick accrocheur (« here comes the cocaïne man… » ).
Tout se passe bien quand à la fin, il saute le fameux « Oscar Brown » et termine sur une chanson du dernier album, pour finalement disparaître sans trop en redemander, après 40 minutes de set.

Déception, on n’aura pas eu notre putain de titre. Mais Baxter Dury est un mec qui m’a l’air sympathique, et sûrement pas aussi barré que son père.
On rentre après ces belles émotions vécues. 

Oh by the way, l’attaché de presse du festival m’avait appelé le midi pour me confirmer le refus de Dury pour ma demande d’interview.

 

Mercredi 25 Avril 

J’étais chez Simon, on avait des dossiers à finir pour la faculté. Je ne crois pas que ça vous intéresse, non ?

Bon alors qu’est-ce que vous foutez là ? Partez, allez au jeudi. De toute manière, on n’a fait aucun concert.

Jeudi 26 Avril 

On passera la majorité du temps dans le 22 Ouest, avec la révélation anglaise King Krule, qui joue en premier.

Le garçon est accompagné d’un backing band comme on dit, et a une voix bouleversante. Les mecs arrivent en survêtement et Reebok Classic, à l’ancienne. De vrais anglais. En plus de ça le roi Krule est roux. L’avenir sera roux ou ne sera pas, dit-on dans les magazines spécialisés. Ouais, faut voir.
Le jeune homme déroule le répertoire en finissant sur « Our Getting Ribs », titre qui a tous les honneurs du public.

Dans un set bouleversant, grâce à sa voix au grain particulier, King Krule arrive vraiment à nous faire sortir des émotions. Ici, pas de pogo, malgré des musiciens irréprochables, mais tout le monde regarde, captif, le petit génie de 17 ans nous donner une leçon.
La seule chose reprochable est peut-être cette ligne musicale souvent répétitive sur tous les morceaux.
Mais c’est vraiment la seule chose qu’on peut lui reprocher. A part ça, le public était acquis à sa cause. King Krule jouera entre autres le jazzy « The Noose of Jah City » et « Rock Bottom » (à grosse influence The Streets, surtout sur la fin de la chanson où il reprend « Empty Cans » ).
 

On reste pour la suite, avec le très classe Willy Moon qui arrive vêtu d’un costard blanc. Il nous proposera un show très énergique basé sur sa voix principalement. Le public ne bouge pas plus que ça. Bien sûr, le Willy nous fera son single « I wanna be your man ». Au bout de 35 minutes, il s’éclipsera en remerciant le public. C’est là que je me rends (enfin) compte que la plupart des artistes présents sont surtout là pour se faire connaître outre-Atlantique et pas forcément pour nous proposer un show. 

La soirée se terminera par King Charles, auteur du très agréable titre « Mississipi ». Le chanteur a la tignasse longue comme le poil de ma main, est un énervé de la gratte et fais vraiment le show pour le coup. Il jouera les titres de son dernier album, encore méconnu du grand public, avec une certaine classe énergique. Une bonne surprise pour nous qui sommes là pour découvrir. 

Entre temps, nous aurons été voir Shawn Lee et AM, dans l’autre salle. Chaque musicien changera de poste, passant alègrement de la basse à la batterie sans problème. Et Shawn Lee reste intriguant car de loin, il a vraiment une tête d’indien avec sa longue tignasse blanche. Enfin voilà, c’est un kif personnel que de voir ça, je ne me l’explique pas. 

Durant la soirée, j’aurais également reçu un sms de l’attaché de presse, me confirmant que Kindness a accepté ma demande d’interview pour le lendemain. Je suis encore plus heureux, et rentrerais avec de bons moments live plein la tête.

 

Vendredi 27 Avril 

Dans l’après-midi on se baladera à travers la rues de Bourges pour découvrir un groupe encore méconnu mais avec beaucoup d’avenir, sus au D-Star et Amandine du 38 :

Mon rendez-vous pour l’interview est prévu à 18h40. J’arrive dix minutes avant, car je suis quelqu’un de ponctuel. L’attaché de presse ne tarde pas à arriver. Je dois être le dernier sur la liste et le seul à avoir demandé une interview avec Kindness. Je croise entre temps les mecs de Groundation et Tinariwen. C’est marrant, il y a plein de professionnels autour de moi, et moi je suis là comme un con à attendre une interview, qui se déroulera en anglais. Bien évidemment, pour une fois j’ai bossé le truc, étudié sa biographie de fond en comble et écouté le bonhomme en interview. Il est très barré, donc je m’attends au pire surtout s’il fait des blagues avec l’humour anglais, je ne serais pas sûr de comprendre tout à fait. Finalement, Kindness se fait beaucoup attendre. L’attaché de presse n’a pas toujours de nouvelles. Et là, je me dis « mon p’tit Sylvain, tu vas prendre une quenelle épaulée ». Ca ne loupe pas en effet, elle ne tarde pas à avoir de nouvelles comme quoi l’interview est annulée pour des raisons de planning.
Je susi déçu mais pas totalement étonné, car vu la popularité de ce blog, ça m’aurait vraiment épaté qu’il accepte. This is the law.

 

Direction le 22 Est/Ouest, où on commence par aller voir Friends, qui n’a rien à voir avec la série bien entendue, à part peut-être cette bonne humeur que l’on peut retrouver dans leur musique assez rapidement. La chanteuse est assez charmante et n’hésite pas à aller dans le public, s’enlaçant avec une spectatrice. Le combo vient de Brooklyn, et propose une sorte d’électro-pop emballé d’une voix comparable à Cindy Lauper. Le bassiste est marrant, on dirait un dealer de type porto-ricain, d’un âge porto-ricain moyen. Globalement ça se laisse écouter.

Ensuite, on va voir Kindness, histoire de lui demander des comptes à ce bâtard. Dès qu’il arrive, je monte sur la scène et je lui propose un duel : « I kick your nuts first, and then you kick my nuts, ok ? And the first who fall, lose. » 

Bien évidemment, tout ça est un délire personnel. Je serais au devant de la scène à regarder cet anglais chevelu et longiligne danser de façon assez spéciale, mais classe. Il s’amuse à glisser sur la scène, va dans le public, n’hésite pas à prendre le portable d’un mec qui filme, pour le poser un peu plus loin par terre. Il fera la plupart du concert comme ça, déroulant son impeccable album, « World You Need A Change Of Mind ».
Il pourra s’appuyer sur deux magnifiques choristes, et un batteur de malade. Les titres se prêtent bien au live, c’est très groovy et sexy, et on a qu’une envie c’est de serrer de la zouz’ là-dessus…

Et Kindness comptera sur ces derniers pour clôre le set, pendant que lui s’éclipsera dans le public en partant vers le fond de la salle, pour ne plus du tout se montrer.

Comme je vous le disais, le mec est barré, mais c’était assez plaisant, l’avoir en interview aura été encore plus intéressant. On ne peut pas dire que c’est une claque live, mais c’est marrant, le mec fait un peut n’importe quoi, boit son rouge, il s’en fout un peu, danse au milieu des gens. Sa vision du live est loin d’être désagréable. Après, ça m’étonnerait qu’il puisse faire ça aux Eurockéennes cet été… 

Après cet instant de bonheur, direction le stand merchandising, pour voir ce qu’il en est du bonhomme Kindness. C’est là qu’on fera la rencontre de Sandrine. Elle se retourne, je dis bonjour, elle me répond. Elle me dit qu’elle est tourneuse. Je lui dis que moi aussi, et je le prouve en effectuant un tour sur moi-même. En fait, elle bosse pour Betty Book Production, qui gère les dates pour certains artistes. Elle me donnera des cds de démos gracieusement. Sandrine, elle est cool, n’empêche.

On file ensuite vers le 22 est pour voir les Django Django. Tout le monde a pu entendre leur album où il n’y a rien à jeter, depuis sa sortie fin janvier. Plus on écoute les titres, plus on adhère et on se dit que le live doit vraiment être puissant.

Putain, je ne peux vous cacher que je n’avais qu’une envie c’est de botter le cul des Django Django. C’est limite honteux artistiquement de pondre un album aussi parfait, et un live aussi pauvre. Ils se contentent de jouer leur album, et encore, il n’y a aucune énergie. On m’avait pourtant prévenu que ça n’était pas folichon. Et bien c’était vrai, il y avait même un vieux qui m’a dit d’arrêter de bousculer les gens , alors que j’étais tout devant, dans le « pogo ».

Non décidément, les lives sont devenus des endroits où l’on observe et l’on dort j’imagine.
Donc Django Django, à bannir en live. Comme beaucoup d’artistes, contentez-vous de kiffer devant votre miroir chez vous ou dans votre salle de bains. Arrêtez d’aller en live ! Quel intérêt ? 

Enfin, on reste pour Danger (live), un dj qui va mettre la patate dans son set. Apparemment il avait l’air très attendu puisque beaucoup de monde était présent. Je ne me rappelle plus bien du set, mais le bonhomme est avec un masque et deux lampes, la couleur dominante est rouge dans la salle, et il y a un vrai travail de live, même si ça reste de l’électro bien énervé.

 

Une soirée qui cloturera donc tous ces concerts au 22 Est/Ouest, qui furent bien formidables…

 

Samedi 28 Avril 

Après avoir erré dans les rues de Bourges, à boire quelques bières et godets de Valençay (très bon par ailleurs) on file enfin vers la fameuse Rock’n’beat party.

On commencera par aller voir Skip The Use. C’est pas grave en fait. Non, sérieusement je n’ai pas écouté l’album, paraît-il que c’est chiant. Mais bon en live, c’est une autre chose, le genre de groupe bien énergique et qui sait faire jouer son public. Convaincant.

Simon et moi allons ensuite voir le phénomène néerlandais Dope D.o.d, crew de rappeurs. Bon en live, le rap c’est pas trop mon truc, et eux ils sont bien énervés. Je reste attentif, mais je n’accroche pas forcément. Simon, lui est parti voir Yuksek. Et je ne le reverrais pas de sitôt. Moi je reste devant Dope D.o.d pour voir la suite : Whomadewho.

Ils vont jouer leur excellent dernier album avec « Inside World », « Running Man » entre autres. On passe un bon moment, ils viennent un peu haranguer le public, mais bon, si la musique détonne, on ne s’enflamme pas non plus.

Par chance, ensuite, un pote à Simon nous file des entrées Kronenbourg VIP, cest-à-dire open bar. On va donc s’arsouiller un peu en attendant la suite. Je ne verrais donc Huoratron que d’un oeil.

Pendant que l’on boit, on parle dans le bar VIP avec plein de gens dont Samuel des Palace Rangers, sorte de collectif qui fait pas mal de choses, mais aussi avec Pierre, qui me rendra bien service un peu plus tard.

Je ne sais plus ce que j’ai fait de Simon et je file vers le Palais d’Auron pour aller voir Gesaffelstein. C’est durant ce concert que j’essaierais de pécho comme on dit. Une jolie brune veut monter sur mes épaules pour voir le concert. J’accepte, non sans me détruire le dos. Mais je me dis bien que ça n’en restera pas là. Une fois descendue, je lui roule des pelles, normal. Bon elle voulait pas aller plus loin, prétextant qu’elle avait un mec. Je m’en fous moi j’suis pas jaloux.

Donc ce concert n’en fut que magnifié, c’était l’un des meilleurs. Gesaffelstein joue une électro sombre, l’apogée se fera avec « Viol », qui reste une grosse claque en live. Il passera également « Opr » dans mes souvenirs. Mais globalement la foule était en liesse, et le garçon était très attendu.

Je quittai donc Mr Gesaffelstein et la jolie brune, pour aller vers quelque chose de plus consensuel, Erol Alkan. La tête pensante de Boys Noize va jouer une heure et demie, il faut donc que je trouve à m’occuper. Je cherche un peu dans le public (pas besoin non plus d’aller bien loin), je repère une petite brune assez sympathique, j’y vais donc en douceur. Je danse collé-serré, mais elle ne veut pas aller plus loin car elle a son mec qui est dans la salle. Ah shit ! C’était bien ma veine ce jour-là, moi.

 

Ensuite, c’est là que le plus compliqué arrive. Je me casse du Phénix, une fois le concert fini. Bien entendu, il pleut. J’ai perdu Simon. Ses parents doivent venir nous chercher. J’essaie donc de le contacter par téléphone. Manque de pot, mon portable coupe car plus de batterie. J’essaie de choper quelqu’un qui a de la batterie et Facebook pour pouvoir choper Simon sur Facebook. N’ayant toujours pas de nouvelles, je me promènes un peu dans la ville et vais devant le 22 est/ouest. Là il y a un stand et des chaises et la sécurité. Je suis donc tranquille. Là, une nana voudra bien me prêter son portable pour aller sur Facebook afin que je puisse dire à Simon de venir me prendre devant le 22est ouest. Un mec vient vers moi, me propose de tirer sur sa fin, j’accepte, vu le temps qu’il fait et ma situation…

Il me dit qu’il fait partie de l’équipe qui gère l’électricité sur tout le Printemps de Bourges. Et il m’avouera également que le Printemps de Bourges est « à vendre » officiellement depuis cette année, car son président, Daniel Colling, arrête. Il m’a dit que Live Nation, l’un des seuls repreneurs possibles, était dans les tuyaux. Encore une bonne nouvelle, quoi. Simon n’arrivant toujours pas, un des gars de la sécurité me propose son portable, avec ma carte sim pour que je puisse téléphoner. Or, les numéros n’étant pas répertoriés, je prends le dernier contacté. Il s’agissait de Pierre, rencontré au bar Kro ! Je laisse un message, sans trop d’espoir. Je dis aux gars de la sécu que si ça rappelle, je me trouverais à la gare de Bourges. Et oui, entre temps j’ai décidé de me barrer et de prendre le premier train pour Issoudun, au point où j’en étais…

Simon aux anges avec King Krule

Sur le chemin de la gare, j’suis moitié sec, je sautille sur le trottoir en me marrant comme un con, étant quasiment seul dans les rues, je vais toujours tout droit (comme me l’ont indiqué les gars de la sécu) et je finis par trouver la gare. Une fois dedans, je prends un billet, et j’attends sur un banc, comme un bon nombre de gens. J’ai 2 heures d’attente, donc de quoi dormir (il est environ 6h à cette époque).

Je m’endors sur mon banc, et à un moment un gars me réveille, c’est Pierre ! Putain, ce mec me sauve vraiment la mise, il m’explique que les gars de la sécu l’ont appelé et que ça fait une heure qu’il est là à m’attendre. Au final, il me remmènera à Issoudun, soit 38 kilomètres en voiture. Vraiment, je lui dois une fière chandelle. Et c’est sur cette note positive et humaniste (tu prendras soin de ton prochain) que j’achèverais ce Printemps de Bourges plutôt positif. 

Quelques artistes à suivre de près (King Charles, King Krule, Balthazar), des confirmations en live (Gesaffelstein), et beaucoup de sets agréables, voilà le biland que l’on peut faire.
Et un conseil, ayez toujours de la batterie sur votre portable…

 

 

Un grand merci à Pierre qui m’a ramené, et à Simon et sa famille pour la semaine formidable que j’ai vécu.

 

Sylvain

 

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À propos de bathart

Tony et Sylvain fous de musique, de ciné, et un peu de tout, vous présentent leurs chroniques.

12 réponses à “Live report Printemps de Bourges 2012

  1. Carole

    Great ces feedbacks! Juste deux trucs, Vierzon c’est le Cher et t’aurais dû m’appeler samedi Blaireau, t’aurais pas été seul!

  2. johnny got his warm gun.

    Kindness est assez carafe quand même, t’aurais pu le tuer en la jouant à la cartman

  3. johnny got his warm gun.

    Ouai c’était ironique t’sais, c’est un élastique le truc

  4. escobar56

    Tu m’as tué batard avec le coup des sauts sur le trottoir en te marrant tout seul ! Sinon il me tarde de découvrir King Krule sur un plong format (enculé Simon pour la photo !). Dope DOD je pense que ça envoie sévère en live, tu confirmes ?
    Pisse.

    • ouais bourges le dimanche à 8h bourré, c’est un peu surréaliste. pour Dope Dod j’ai pas énormément kiffé, plutôt observé. pour le coup on est loin, très loin de True Live (même si ça n’est pas la même chose). Les mecs sont trois et rappent aux quatre coins de la scène, rien d’extraordinaire.
      20syl

  5. escobar56

    Combien de temps a tenu King Krule ? Il a fait quoi ? 7 morceaux ?

  6. Coco_Cruz

    Et donc tu préfères les brunes ? Serial kisser !

  7. Pingback: Les Tops 2012 de Sylvain « Bath-Art

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Bath-Art

Un soir de novembre 2010, Tony et Sylvain ont l'idée de créer un blog. Ainsi, ils vont combiner leurs passions : la musique et le cinéma. Très vite, Thibaut va les rejoindre et ainsi s'occuper des live-reports. Puis un peu plus tard Brice étayera la rubrique ciné, alors que Lisa sera chef de la rubrique Art. Et ouais rien que ça ! A noter qu'il y a également d'autres collaborateurs parfois. Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à nous suivre sur la page Fb ou sur Twitter pour ne jamais perdre le fil, bande de bath-art !

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